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La Communauté des Invisibles

La Communauté des Invisibles

By: Joffrey LEBOURG
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About this listen

Vous aimez les créatures fabuleuses ? Vous voulez savoir d'où elles viennent, à quoi elles ressemblent, quel était leur rôle symbolique dans leur culture d'origine ? Ce que la pop culture en a fait, ou s'il en reste des traces dans le monde moderne ? Alors, vous êtes au bon endroit ! Des grands classiques aux oubliés, des plus amicaux aux moins sympathiques, sur tous les continents, redécouvrons ceux que le progrès a voulu enterrer : la Communauté des Invisibles !

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Joffrey LEBOURG
Social Sciences Spirituality
Episodes
  • CDI Rubrique-à-brac #3
    Jan 24 2026

    Bienvenue dans le trentième épisode – déjà ! – de la Communauté des Invisibles. Poursuivons notre tour du monde des créatures étranges !


    Merci d’écouter La Communauté des Invisibles ! Mon nom est Joffrey Lebourg, journaliste, podcasteur (je propose aussi une série sur les mythologies du monde, Le Cercle des Dieux Disparus) et romancier aux seize ouvrages en quatre sagas.

    Je vous invite à découvrir mes univers sur les sites www.les-sept-reliques.fr (pour les amateurs de quête épique cherchant d’un renouveau du genre) ou www.chroniquesdunouveaumonde.fr (odyssée culturelle autour de la Terre, à la rencontre de ses peuples oubliés).


    La mandragore est une plante, réelle, dont le tubercule bosselé évoque vaguement une forme féminine. Elle a été l’objet de nombreuses rumeurs, assimilant sa naissance à la fécondation d’une terre sacrée par la semence humaine, lui attribuant d’immenses propriétés magiques, détaillant les précautions à suivre pour la déterrer sans déclencher un cri mortel… Elle incarne un fantasme, celui du pont entre humanité et végétation.

    Si vous aimez plutôt les mélanges terre-mer, vous adorerez le capricorne ! Avant d’être un signe zodiacal, c’est une constellation reconnue par les Mésopotamiens et associée au dieu des Eaux, puis les Égyptiens, puis les Grecs qui l’assimilent plutôt à l’agriculture. Tous affirment qu’il possède l’avant d’une chèvre et une queue de poisson en guise d’arrière-train, mais il est aussi présent en Inde avec un corps de crocodile, une tête caprine et une nageoire de triton. Paradoxalement, cet animal ne fait l’objet d’aucune légende majeure, la documentation à son sujet est presque inexistante !


    Créer la vie, surtout à partir de matière inerte, a toujours été un élément récurent des légendes – des centaines de peuples, autour du monde, évoquent une humanité sculptée dans l’argile – autant qu’un rêve de sorcier. Pour cela, il y a plusieurs écoles. Les alchimistes, en bidouillant leurs fioles, tentèrent de créer des serviteurs baptisés « homoncules ». Parfois ils restent sans corps, parfois ils en ont un, parodie d’humanité miniature, ou bien de taille standard : on lit tout et n’importe quoi sur ce sujet !

    La Torah juive évoque une entité de terre et de boue défendant les lieux saints ou protégeant le peuple des persécutions : le golem, animé soit par un mot sacré gravé dans son front, soit par un parchemin placé dans sa bouche. Dépourvu d’âme et d’esprit, il se borne à obéir. Désormais, cette créature est très répandue dans la fantasy et on croise des golems composés avec bien d’autres matières : le bois, la paille, la cire, la pierre, des morceaux de métal…

    Sous d’autres cieux, les chamans inuits façonnaient aussi leurs golems en mode Frankenstein. En effet, le tupilak est un assemblage de peaux tannées et de morceaux animaux naturalisés, gonflé comme une outre par la magie noire. Il est fabriqué pour garder un repaire ou traquer un ennemi ; s’il échoue dans cette tâche, cependant, il renoncera – trahissant une légère capacité de jugement, contrairement au golem – et retournera auprès de son créateur pour le dévorer.


    Après ces lubies européennes, filons aux antipodes. L’Australie n’étant pas assez dangereuse au goût de ses habitants, malgré les innombrables animaux toxiques de ses terres comme de ses mers, ils ont inventé d’autres créatures redoutables. Par exemple, la yowie : un lézard long de trois mètres, avec des pattes et des mandibules de fourmi !

    Le plus connu demeure bien sûr le bunyip, décrit comme un mélange de chien, d’ours et de loutre, et pourtant cousin supposé de l’ornithorynque, aux dimensions d’un hippopotame. En dépit de son allure bestiale, c’est un être très intelligent, superprédateur des lacs et des rivières. On le dit doué de magie, capable de contrôler les flots et même d’imiter la forme humaine, car c’est aussi un protecteur totémique des peuples aborigènes. Tous deux sont mentionnés dans La quête de Salamandre.



    Intro : All the works of Nature which adorn the World – Vista, Nightwish

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    4 mins
  • CDI Rubrique-à-brac #2
    Jan 17 2026

    Pour cette deuxième « rubrique à brac », commençons par nos spécialités régionales ! Comme la Tarasque, que l’on trouve à Tarascon. Une carapace de tortue couverte de pointes, une tête de lion cornu et six pattes d’ours – eh, salut Bowser ! – forment ce monstre amphibie, féroce, rusé, au souffle empoisonné, virtuellement invincible ; le cauchemar de Tartarin !

    Dans les Landes, le bourg d’Hastingues est construit sur une colline bombée qui serait la coquille d’un gigantesque et affreux escargot, le Carcolh. On lui donne un corps poilu, des tentacules pour attirer ses victimes à sa gueule garnie de dents. Il se dit que, lorsque la ville devient trop peuplée et donc trop lourde pour lui, il proteste en déclenchant un tremblement de terre. Mais d’autres récits locaux disent simplement que le bestiau, haut quand même de trois ou quatre mètres, dort plutôt dans une grotte sous la colline, au lieu d’être la colline elle-même.


    La Perse est célèbre pour ses tapis et ses chats, mais aussi ses rhinocéros et ses taureaux ! Dans le premier cas, le karkadann, trois fois plus gros qu’un spécimen ordinaire, couvert de plaques renforcées, avec une corne démesurée dont la base est si large qu’elle recouvre tout l’espace entre sa lèvre et son front. Il broute en solitaire, ne craignant qu’un seul prédateur (le rokh), et peut tenir des jours entiers en ne mangeant que du cactus. Comme bien d’autres, on retrouve ces créatures dans mes Chroniques des Sang-Mêlé.

    Les mythes évoquent aussi le lammasu, alias shedu, bœuf ailé à visage royal, un cousin bienfaisant des sphynx. Protecteur des lieux saints, des lieux secrets et des lignées dirigeantes, il était déjà érigé en statues ou en bas-relief il y a plusieurs millénaires.

    Plus loin, en Inde, vous apercevrez peut-être des cygnes à buste de femme ou des hommes à jambes de cheval. Les kinnari et les kinnara, appariés dès la naissance en couple inséparables, n’ont de cesse de chanter et de danser leur amour. Vous pouvez en voir dans Le destin de Salamandre, nouveaux habitants de Katmandou.

    Potentiellement moins plaisantes, les dākini ont des têtes et des ailes d’oiseaux avec des pattes de lionnes, incarnation du ciel et du froid, vêtues seulement de colliers de crânes. Les dieux les envoient comme messagères, esprits psychopompes, modèles de sagesse, fléaux contre leurs ennemis… Ou bien plus rarement leurs mâles, les dāka.

    Le désert de Gobi abrite un très étrange annélide, long d’un mètre et épais comme la cuisse : le ver-intestin mongol, baptisé d’après sa couleur rouge sang le faisant ressembler à des tripes de vache, ou olgoï-khorkoï. Il se nourrit de petits animaux, qu’il attaque par en-dessous. Bien qu’il soit inoffensif pour l’Homme, le frottement de son corps contre le sol l’entoure d’un champ d’électricité statique redoutable.

    Arrivant en Sibérie, vous aurez la chance de goûter une tranche de barometz, l’agneau végétal de Tartarie. Une plante en forme de mouton, reliée à la terre par une tige souple, qui meurt quand on la coupe ou qu’elle n’a plus d’herbe à brouter. On lui prête une saveur de miel et de fruits de mer ; sa laine est un précieux isolant, hélas elle conserve toujours une odeur de sève amère qu’il est impossible de faire partir.



    Merci d’écouter La Communauté des Invisibles ! Mon nom est Joffrey Lebourg, journaliste, podcasteur (je propose aussi une série sur les mythologies du monde, Le Cercle des Dieux Disparus) et romancier aux seize ouvrages en quatre sagas.

    Je vous invite à découvrir mes univers sur les sites www.les-sept-reliques.fr (pour les amateurs de quête épique cherchant d’un renouveau du genre) ou www.chroniquesdunouveaumonde.fr (odyssée culturelle autour de la Terre, à la rencontre de ses peuples oubliés).


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    4 mins
  • CDI Rubrique-à-brac #1
    Jan 10 2026

    Aujourd’hui, nous n’aurons pas un épisode thématique mais plutôt, pour reprendre le trait d’esprit de Gotlib, une « rubrique-à-brac » où vont se succéder des créatures difficiles à ranger autrement !


    Merci d’écouter La Communauté des Invisibles ! Mon nom est Joffrey Lebourg, journaliste, podcasteur (je propose aussi une série sur les mythologies du monde, Le Cercle des Dieux Disparus) et romancier aux seize ouvrages en quatre sagas.

    Je vous invite à découvrir mes univers sur les sites www.les-sept-reliques.fr (pour les amateurs de quête épique cherchant d’un renouveau du genre) ou www.chroniquesdunouveaumonde.fr (odyssée culturelle autour de la Terre, à la rencontre de ses peuples oubliés).


    Le xochitonal est une sorte d’ange mésoaméricain. Un ange très particulier, comme tous les dieux et les créatures qui viennent de là-bas, puisqu’il ressemble à un alligator bipède. Son rôle est de garder le quatrième niveau des Enfers pour empêcher les morts de rebrousser chemin vers le monde des vivants. Il fait une apparition remarquée dans L’odyssée de Salamandre.

    L’ahuizotl en tient aussi une belle couche, avec son corps de loutre achevé par une énorme main préhensile. Comme le dobhar-chù anglais, il attrape les passants depuis sa cachette au fond de l’eau, les noie et les dévore. En cas de besoin, il peut imiter les pleurs d’un enfant, afin d’attirer un promeneur au grand cœur.


    Côté Alpes désormais, connaissez-vous le tatzelwürm ? Selon les auteurs, c’est un varan à tête de chat ou un hybride avec une figure et des pattes avant de lynx, dont les trois griffes sont pareilles à des couteaux, puis une énorme queue de serpent – il ressemble en cela au lindworm que nous avons vus fin décembre. Ses canines félines sont en vérité des crochets venimeux. Peu employé en littérature, j’ai eu le plaisir de le retrouver dans la duologie Gilden.

    Plus encore que le dahu, le zlatorog vous fera tourner chèvre si vous le poursuivez. Ce rare chamois blanc aux cornes d’or, par sa seule présence, fait s’épanouir la végétation dans les hauts sommets et l’on dit qu’il cache un trésor dans son paradis secret. Son sang fait jaillir des fleurs rouges capables de soigner tous les maux.


    Petit tour en Afrique pour évoquer le mngwa, un cryptide félin légèrement plus gros qu’un vieux lion, mais avec une dégaine correspondant plutôt à un léopard. Il est gris, avec des rayures noires, ce qui le rend difficile à distinguer – il n’attaque que de nuit. Il ne chasse pas l’homme, à moins de ne trouver aucune autre proie.

    En Afrique, il n’y a pas d’ours… officiellement. Cela dit, le folklore mentionne une créature que les colons ont baptisé ours Nandi : une stature de grizzly, le dos courbé et la démarche boiteuse d’une hyène, avec un museau allongé et un poil brun-roux. Il n’apparaît dans les villages qu’à la nouvelle lune, ou sous un ciel très couvert ; on ignore quel est son gibier ordinaire.


    En Papouasie, vous pouvez faire de bonnes ou de mauvaises rencontres. Un bruit dans les fourrés peut trahir la présence d’un gazeka, un être craintif aux pieds de porc, au corps d’ours et à la tête de tapir. Il peut marcher à deux ou quatre pattes et ses griffes, bien que redoutables, ne lui servent qu’à se défendre.

    En revanche, si c’est un ahool… En fait, il vous tombera dessus sans que vous l’entendiez, de préférence au crépuscule. C’est une sorte d’homme-singe avec des ailes parcheminées, aussi nommé ropen ; il est carnivore et il pousse parfois le cri étrange lui donnant son nom. Il est probable qu’il soit inspiré par une vraie chauve-souris, l’Hypsignatus.



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    4 mins
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