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CDI Rubrique-à-brac #2

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Pour cette deuxième « rubrique à brac », commençons par nos spécialités régionales ! Comme la Tarasque, que l’on trouve à Tarascon. Une carapace de tortue couverte de pointes, une tête de lion cornu et six pattes d’ours – eh, salut Bowser ! – forment ce monstre amphibie, féroce, rusé, au souffle empoisonné, virtuellement invincible ; le cauchemar de Tartarin !

Dans les Landes, le bourg d’Hastingues est construit sur une colline bombée qui serait la coquille d’un gigantesque et affreux escargot, le Carcolh. On lui donne un corps poilu, des tentacules pour attirer ses victimes à sa gueule garnie de dents. Il se dit que, lorsque la ville devient trop peuplée et donc trop lourde pour lui, il proteste en déclenchant un tremblement de terre. Mais d’autres récits locaux disent simplement que le bestiau, haut quand même de trois ou quatre mètres, dort plutôt dans une grotte sous la colline, au lieu d’être la colline elle-même.


La Perse est célèbre pour ses tapis et ses chats, mais aussi ses rhinocéros et ses taureaux ! Dans le premier cas, le karkadann, trois fois plus gros qu’un spécimen ordinaire, couvert de plaques renforcées, avec une corne démesurée dont la base est si large qu’elle recouvre tout l’espace entre sa lèvre et son front. Il broute en solitaire, ne craignant qu’un seul prédateur (le rokh), et peut tenir des jours entiers en ne mangeant que du cactus. Comme bien d’autres, on retrouve ces créatures dans mes Chroniques des Sang-Mêlé.

Les mythes évoquent aussi le lammasu, alias shedu, bœuf ailé à visage royal, un cousin bienfaisant des sphynx. Protecteur des lieux saints, des lieux secrets et des lignées dirigeantes, il était déjà érigé en statues ou en bas-relief il y a plusieurs millénaires.

Plus loin, en Inde, vous apercevrez peut-être des cygnes à buste de femme ou des hommes à jambes de cheval. Les kinnari et les kinnara, appariés dès la naissance en couple inséparables, n’ont de cesse de chanter et de danser leur amour. Vous pouvez en voir dans Le destin de Salamandre, nouveaux habitants de Katmandou.

Potentiellement moins plaisantes, les dākini ont des têtes et des ailes d’oiseaux avec des pattes de lionnes, incarnation du ciel et du froid, vêtues seulement de colliers de crânes. Les dieux les envoient comme messagères, esprits psychopompes, modèles de sagesse, fléaux contre leurs ennemis… Ou bien plus rarement leurs mâles, les dāka.

Le désert de Gobi abrite un très étrange annélide, long d’un mètre et épais comme la cuisse : le ver-intestin mongol, baptisé d’après sa couleur rouge sang le faisant ressembler à des tripes de vache, ou olgoï-khorkoï. Il se nourrit de petits animaux, qu’il attaque par en-dessous. Bien qu’il soit inoffensif pour l’Homme, le frottement de son corps contre le sol l’entoure d’un champ d’électricité statique redoutable.

Arrivant en Sibérie, vous aurez la chance de goûter une tranche de barometz, l’agneau végétal de Tartarie. Une plante en forme de mouton, reliée à la terre par une tige souple, qui meurt quand on la coupe ou qu’elle n’a plus d’herbe à brouter. On lui prête une saveur de miel et de fruits de mer ; sa laine est un précieux isolant, hélas elle conserve toujours une odeur de sève amère qu’il est impossible de faire partir.



Merci d’écouter La Communauté des Invisibles ! Mon nom est Joffrey Lebourg, journaliste, podcasteur (je propose aussi une série sur les mythologies du monde, Le Cercle des Dieux Disparus) et romancier aux seize ouvrages en quatre sagas.

Je vous invite à découvrir mes univers sur les sites www.les-sept-reliques.fr (pour les amateurs de quête épique cherchant d’un renouveau du genre) ou www.chroniquesdunouveaumonde.fr (odyssée culturelle autour de la Terre, à la rencontre de ses peuples oubliés).


Intro : All the works of Nature which adorn the World – Vista, Nightwish

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