CDI Rubrique-à-brac #3
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Bienvenue dans le trentième épisode – déjà ! – de la Communauté des Invisibles. Poursuivons notre tour du monde des créatures étranges !
Merci d’écouter La Communauté des Invisibles ! Mon nom est Joffrey Lebourg, journaliste, podcasteur (je propose aussi une série sur les mythologies du monde, Le Cercle des Dieux Disparus) et romancier aux seize ouvrages en quatre sagas.
Je vous invite à découvrir mes univers sur les sites www.les-sept-reliques.fr (pour les amateurs de quête épique cherchant d’un renouveau du genre) ou www.chroniquesdunouveaumonde.fr (odyssée culturelle autour de la Terre, à la rencontre de ses peuples oubliés).
La mandragore est une plante, réelle, dont le tubercule bosselé évoque vaguement une forme féminine. Elle a été l’objet de nombreuses rumeurs, assimilant sa naissance à la fécondation d’une terre sacrée par la semence humaine, lui attribuant d’immenses propriétés magiques, détaillant les précautions à suivre pour la déterrer sans déclencher un cri mortel… Elle incarne un fantasme, celui du pont entre humanité et végétation.
Si vous aimez plutôt les mélanges terre-mer, vous adorerez le capricorne ! Avant d’être un signe zodiacal, c’est une constellation reconnue par les Mésopotamiens et associée au dieu des Eaux, puis les Égyptiens, puis les Grecs qui l’assimilent plutôt à l’agriculture. Tous affirment qu’il possède l’avant d’une chèvre et une queue de poisson en guise d’arrière-train, mais il est aussi présent en Inde avec un corps de crocodile, une tête caprine et une nageoire de triton. Paradoxalement, cet animal ne fait l’objet d’aucune légende majeure, la documentation à son sujet est presque inexistante !
Créer la vie, surtout à partir de matière inerte, a toujours été un élément récurent des légendes – des centaines de peuples, autour du monde, évoquent une humanité sculptée dans l’argile – autant qu’un rêve de sorcier. Pour cela, il y a plusieurs écoles. Les alchimistes, en bidouillant leurs fioles, tentèrent de créer des serviteurs baptisés « homoncules ». Parfois ils restent sans corps, parfois ils en ont un, parodie d’humanité miniature, ou bien de taille standard : on lit tout et n’importe quoi sur ce sujet !
La Torah juive évoque une entité de terre et de boue défendant les lieux saints ou protégeant le peuple des persécutions : le golem, animé soit par un mot sacré gravé dans son front, soit par un parchemin placé dans sa bouche. Dépourvu d’âme et d’esprit, il se borne à obéir. Désormais, cette créature est très répandue dans la fantasy et on croise des golems composés avec bien d’autres matières : le bois, la paille, la cire, la pierre, des morceaux de métal…
Sous d’autres cieux, les chamans inuits façonnaient aussi leurs golems en mode Frankenstein. En effet, le tupilak est un assemblage de peaux tannées et de morceaux animaux naturalisés, gonflé comme une outre par la magie noire. Il est fabriqué pour garder un repaire ou traquer un ennemi ; s’il échoue dans cette tâche, cependant, il renoncera – trahissant une légère capacité de jugement, contrairement au golem – et retournera auprès de son créateur pour le dévorer.
Après ces lubies européennes, filons aux antipodes. L’Australie n’étant pas assez dangereuse au goût de ses habitants, malgré les innombrables animaux toxiques de ses terres comme de ses mers, ils ont inventé d’autres créatures redoutables. Par exemple, la yowie : un lézard long de trois mètres, avec des pattes et des mandibules de fourmi !
Le plus connu demeure bien sûr le bunyip, décrit comme un mélange de chien, d’ours et de loutre, et pourtant cousin supposé de l’ornithorynque, aux dimensions d’un hippopotame. En dépit de son allure bestiale, c’est un être très intelligent, superprédateur des lacs et des rivières. On le dit doué de magie, capable de contrôler les flots et même d’imiter la forme humaine, car c’est aussi un protecteur totémique des peuples aborigènes. Tous deux sont mentionnés dans La quête de Salamandre.
Intro : All the works of Nature which adorn the World – Vista, Nightwish
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