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Playlist de chercheur·es

Playlist de chercheur·es

By: Exploreur
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Playlist de chercheur·es, le podcast qui donne de la voix aux sciences ! Des chercheuses et chercheurs sélectionnent trois morceaux qui résonnent avec leur sujet de recherche pour un papotage scientifique en musique.

Une série et production Exploreur – Communauté d’universités et établissements de Toulouse. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler, Eva Bouloux et Manon Aubin. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse. Visuel : Delphie Guillaumé.

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Exploreur
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Episodes
  • Étudier le Soleil depuis Mars
    Oct 8 2026

    L’exploration spatiale est un rêve devenu réalité qui ne cesse de repousser les limites. Elle donne accès à ce que l’on ne voit pas, ne sent pas, ne touche pas, de quoi fasciner. Par exemple, comment observer le Soleil lointain et inaccessible ? La règle : garder les pieds sur Terre (ou sur Mars), même si on a la tête dans les étoiles…

    La playlist de Vincent Thomas, chercheur en physique nucléaire :

    • « Dusk to dawn », Dusk to dawn, Emancipator, 2013
    • « Lux Aeterna », Clint Mansell, extrait du film Requiem for a dream, Darren Aronofsky, 2000
    • « Outro », Hurry up, We’re dreaming, M83, 2011

    L’astrophysique est une branche de l’astronomie qui s’intéresse à la physique et l’étude des propriétés des objets de l’Univers. Le Soleil par exemple… situé à 150 millions de kilomètres de la Terre… à une température d’environ 15 millions de degrés en son cœur… et émettant des particules radioactives. Un sujet d’étude lointain qui passionne de nombreux et nombreuses scientifiques.

    C’est le cas de Vincent Thomas, chercheur CNRS en physique nucléaire au sein de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie – Irap. En 2026, il travaille sur un instrument, qui sera greffé sur un satellite, capable de capter les particules émises par le Soleil. Destination d’arrivée : la planète Mars !

    Qui dit voyage dans l’espace dit conditions extrêmes : pas d’atmosphère, un grand froid (à peu près -250 degrés Celsius), d’énormes radiations solaires… L’instrument doit pouvoir résister à ces conditions, car comme précise Vincent : « Il faut être sûr à 200% qu’il va marcher. On ne peut pas envoyer un technicien avec sa petite manivelle pour le réparer après le lancement ! »

    Difficile de recréer ces conditions sur Terre et de prévoir les imprévus de l’espace sans jamais y aller. Un travail de longue haleine qui s’étend généralement sur une dizaine d’années. L’instrument sur lequel travaille Thomas ne partira pas avant 2037 !

    Pour Vincent, obsession et patience sont les maîtres mots de la recherche en astrophysique. « On est complètement déconnecté. Cela permet un peu de quitter les problèmes de notre planète, de se concentrer et explorer quelque chose de plus grand. L’exploration, dans toutes ses formes, je pense que c’est quelque chose d’instinctif et d’intrinsèque à l’être humain. », raconte le chercheur avec des étoiles dans les yeux.

    Vincent Thomas est chercheur CNRS en physique nucléaire au sein du l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie – Irap (Université de Toulouse, CNRS, Observatoire Midi-Pyrénées, CNES).

    Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Manon Aubin. Rédaction : Eva Bouloux. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Eva Bouloux. Coproduction et réalisation avec Campus FM : Manon Aubin, François Berchenko et Thomas Delafosse.

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    18 mins
  • Retour vers le futur : anticiper les maladies neurodégénératives
    Sep 24 2026
    1,4 millions. C’est le nombre de personnes touchées en France en 2025 par la maladie d’Alzheimer, une des maladies neurodégénératives les plus fréquentes. Ces dernières représentent un réel enjeu de santé publique et une priorité de recherche en neurosciences. Une science qui se développe, afin de comprendre les causes éventuelles de l'apparition de ces maladies, et qui se questionne pour rendre un diagnostic le plus fiable et personnalisé possible.La playlist de Perrine Siguier, docteur en neurosciences :« Sail », Megalithic symphony, Awolnation, 2001« Back to the future », Alan Silvestri, extrait du film Retour vers le futur, Robert Zemeckis, 1989« Papigo », The Ravished Bride, Kočani Orkestar, 2008Les troubles et maladies affectant le cerveau, par leur hétérogénéité, sont difficilement définissables. C’est pourtant ce que tentent de faire les neurosciences, les sciences du cerveau, au moins d'en comprendre la diversité, à travers leurs manifestations symptomatiques et biologiques. La maladie d’Alzheimer, par exemple, possède des symptômes très caractéristiques, comme la perte de la mémoire épisodique, et des indicateurs biologiques, comme la protéine de Tau (« Chez une personne saine, la présence de Tau dans le liquide céphalorachidien (liquide biologique dans lequel baigne le cerveau) est faible : celle-ci y est sécrétée par les neurones puis éliminée dans le sang. Mais, chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, la structure de Tau se modifie et ne peut plus remplir son rôle normal à l’intérieur des neurones. Elle s’y accumule sous une forme pathologique, ce qui perturbe le fonctionnement du cerveau », rapporte l'Inserm début 2026).L’augmentation de l’occurrence de ces maladies dites « neurodégénératives », comme la maladie d'Alzheimer, pousse d'autant plus la recherche à se pencher sur les causes de leur apparition (Stratégie nationale Maladies Neurodégénératives 2025-2030).Et si les troubles du neurodéveloppement (comme le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité - TDA/H) étaient des facteurs de risque des maladies neurodégénératives ? À Toulouse, Perrine Siguier, docteure en neurosciences, est retournée dans le passé pour tenter d’expliquer le futur. Elle a enquêté sur la vie de 84 patient·es atteint·es de deux types de maladies neurodégénératives : la maladie d’Alzheimer et la démence fronto-temporale, afin d’y déceler la présence d'une vulnérabilité neurodéveloppementale.Dans le cadre de cette étude, les résultats indiquent que chez les patient·es avec une vulnérabilité neurodéveloppementale, les maladies neurodégénératives apparaissent plus précocement (en moyenne 8 ans plus tôt) que chez les patient·es sans vulnérabilité neurodéveloppementale. « Des résultats qui nécessitent d'être répliqués. C'est un petit échantillon et il y a bien évidemment des biais méthodologiques », précise Perrine.Ce travail de recherche s'est aussi révélé être un moyen pour les patient·es et leur entourage de parler de leurs vécus. Ces histoires de vie, riches, permettent de comprendre que l'apparition des maladies neurodégénératives est multifactorielle. Comme le dit Perrine : « Les gens sont complexes. Il est très difficile d’isoler un quelconque effet des troubles du neurodéveloppement sur les maladies neurodégénératives. C’est toujours une recherche imparfaite. » Une recherche qui laisse la place à de multiples questionnements, allant de la nécessité du diagnostic à la catégorisation des troubles, en passant par l'interrogation sur la notion de « normalité » en neurosciences. Perrine Siguier est docteure en neurosciences de l'Université de Toulouse au sein du Laboratoire de neuropsycho linguistique - LNPL (Université Toulouse Jean-Jaurès) et du Toulouse Neuro Imaging Center - ToNIC (Inserm, Université de Toulouse). Elle est actuellement en post-doctorat au sein de ces deux laboratoires. Sa thèse s'intitule « Variantes atypiques des maladies neuroévolutives cognitivo-comportementales : caractérisation neuropsycholinguistique & lien avec les troubles du neurodéveloppement » et a été encadrée par Jérémie Pariente, enseignant-chercheur en neurosciences à l'Université de Toulouse et responsable du service de neurologie comportementale du département de neurologie du CHU de Toulouse Purpan, et Mélanie Jucla, enseignante-chercheuse en sciences du langage à l'Université Toulouse-Jean Jaurès.Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Eva Bouloux. Rédaction : Eva Bouloux. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Eva Bouloux. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse. Ces recherches et cet épisode ont été financé·es par l'Agence Nationale de la...
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    31 mins
  • La fabrique de molécules
    Sep 3 2026

    « Quand on est chimiste, on crée de la matière. » Et on s’obstine un peu... Beaucoup. C’est ainsi que Cédric-Olivier Turrin, chercheur CNRS et « créateur de molécules » décrit le métier de chimiste organicien de synthèse sur quelques notes de musique !

    La playlist de Cédric-Olivier Turrin, chercheur CNRS en chimie :

    • « Acknowledgment », A love supreme, John Coltrane, 1965
    • « Maahnt », Atthak, Magma, 1978
    • « Purple soul », Sun Monky Voltage, Rémi Panossio (RP3), 2022

    Quand on pense au métier de chimiste, on s’imagine souvent un·e savant·e fou·folle en blouse blanche qui crée des explosions en mélangeant plusieurs produits. Au risque de vous décevoir, les explosions sont rarement recherchées. Mais les chimistes organicien·nes de synthèse créent ou synthétisent quelque chose de tout aussi intéressant : des molécules !

    Cédric-Olivier Turrin, chercheur CNRS en chimie, plus particulièrement en chimie organique de synthèse, s’intéresse à une catégorie moléculaire en particulier : les dendrimères. Tels des arbres moléculaires, ils sont constitués de nombreux atomes accrochés les uns aux autres, et peuvent avoir des applications allant de l’automobile à la médecine.

    La qualité principale nécessaire à ce domaine scientifique : l’obstination (qu’on retrouve dans chaque morceau sélectionné par Cédric-Olivier pour parler de sa recherche). La chimie organique est loin d’être un long fleuve tranquille. L’imprévisibilité des réactions exige de la persévérance, afin d’arriver au résultat voulu… et parfois, un résultat non-voulu peut offrir de belles surprises. On parle alors de sérendipité.

    Cédric-Olivier Turrin est chercheur CNRS en chimie au sein du Laboratoire de chimie de coordination – LCC (CNRS). Il est directeur de recherche au sein de l’équipe « Dendrimères et petites molécules thérapeutiques » du LCC. Il est également cofondateur et Président de l’entreprise IMD-Pharma.

    Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Manon Aubin. Rédaction : Eva Bouloux. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Eva Bouloux. Coproduction et réalisation avec Campus FM : Manon Aubin, François Berchenko et Thomas Delafosse.

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    18 mins
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