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Playlist de chercheur·es

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By: Exploreur
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Playlist de chercheur·es, le podcast qui donne de la voix aux sciences ! Des chercheuses et chercheurs sélectionnent trois morceaux qui résonnent avec leur sujet de recherche pour un papotage scientifique en musique.

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Science
Episodes
  • Sous l'océan
    Jan 21 2026

    La playlist de Julien Asquier, doctorant en sciences océanographiques :

    • « Baise le monde », Civilisation, Orelsan, 2021
    • « Sous l’océan », Henri Salvador, 1989, extrait du film La petite sirène, John Musker et Ron Clements, 1989
    • « Princesse Mononoké – chant », Joe Hisaishi et Yoshikazu Mera, 1997, extrait du film Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki, 1997

    Dans le dessin animé La petite sirène sorti en 1989, Ariel n’a qu’une envie : vivre sur Terre. Mais dans la chanson « Sous l’océan », Sébastien le crabe ne cesse de lui rappeler : « La vie sous la mer, c’est bien mieux qu’la vie qu’ils ont là-haut sur la Terre ». Et c’est la même chose pour les sargasses (lisez la suite pour comprendre).

    Les sargasses sont des algues brunes pélagiques (elles se développent à la surface de l’eau). À l’origine présentes dans la mer des Sargasses, au large de la Floride, elles ont colonisé depuis 2011 l’ensemble de l’Atlantique tropical Nord, des Caraïbes aux côtes africaines. En dérivant à la surface, elles peuvent former des radeaux, oasis écologiques pour de nombreuses espèces au large, mais qui peuvent finir par s’échouer en masse sur les littoraux, causant des problèmes, comme aux Antilles françaises.

    Cette nouvelle réalité écologique entraîne de nouveaux défis, comme par exemple la dégradation des écosystèmes côtiers et des plages : la décomposition des sargasses génère des gaz toxiques comme le H2S (sulfure d’hydrogène), ce qui représente un danger pour la santé humaine (et ce n’est jamais très agréable de bronzer sur une plage avec une odeur d’œuf pourri).

    Il est donc important de prévoir leurs trajectoires en lien avec les courants océaniques, ainsi que leurs mécanismes de prolifération. C’est le travail de Julien Asquier, doctorant en sciences océanographiques. Il s’intéresse aux interactions air-mer-vagues, afin de mieux comprendre le mécanisme d’agglomération des sargasses entre elles, et ainsi participer, au sein de la communauté scientifique, à une meilleure compréhension de ce phénomène pour mieux s’y adapter et en atténuer les effets néfastes pour les populations locales.

    Mais est-ce suffisant ? Que peuvent les populations locales face à cet enjeu environnemental inédit ? Faut-il chercher à considérer les sargasses comme un fléau, une ressource ou un écosystème ? Pour Julien Asquier, une partie de la solution se trouve dans notre manière de penser notre rapport à la nature. Il faut que ce dernier évolue, et se rappeler que « on n’est pas en guerre contre l’environnement et la nature », et qu’il faut donc composer avec.

    Julien Asquier est doctorant en océanographie à l’Université de Toulouse, au sein du laboratoire d’études en géophysiques et océanographie spatiales - Legos (CNES, CNRS, IRD, Université de Toulouse). Sa thèse s'intitule « Impact des interactions air-mer-vagues sur le transport des Sargasses ». Il fait partie de collectif COMPOTES (Collectif OMP d'Organisation Thésards et Stagiaires).

    Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Eva Bouloux. Conception : Clara Mauler et Hélène Pierre. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.

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    28 mins
  • Climat : chaud devant !
    Dec 8 2025

    La playlist d’Onaïa Savary, doctorant en climatologie :

    • « We didn’t start the fire », So Much (For) Stardust, Fall Out Boy, 2023
    • « Dry County », Keep the faith, Jon Bon Jovi, 1994
    • Générique de l’émission C’est pas sorcier, extrait de « Boogie Body », Rock the factory, 1993

    Si on vous disait qu’il sera bientôt possible de faire du vin à Saint-Malo, vous n’y croiriez probablement pas. Et pourtant, sans la mise en place de mesures adéquates, le changement climatique ne cessera de s’amplifier et de transformer nos environnements… avec de nombreuses conséquences.

    Le 12 décembre 2015, 196 pays signaient l’Accord de Paris lors de la COP21 (Conférences des Parties) et s’engageaient à faire les efforts nécessaires pour « limiter l’augmentation de la température à +1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels » (les niveaux préindustriels désignent toutes les périodes antérieures à la révolution industrielle).

    Dix ans plus tard, le constat de la communauté scientifique est sans appel : il est aujourd’hui impossible d’atteindre cet objectif sans réduction drastique des émissions de gaz à effet serre d’origine humaine. Le « budget carbone » sera épuisé d’ici 2028 si rien ne change – en accord avec les recommandations des expert·es du GIEC (Groupe d’expert·es intergouvernemental sur l’évolution du climat). Le « budget carbone », c’est la quantité de gaz à effet de serre que l’humanité peut produire pour respecter cet objectif.

    Ce scénario climatique profile une planète de plus en plus suffocante et appauvrie en ressources naturelles. C’est ce nouvel environnement que décrit Jon Bon Jovi dans sa chanson « Dry County » (« Comté aride ») sortie en 1994. Le chanteur, guitare à la main, en plein milieu du désert étasunien, raconte l’impuissance des populations face aux sécheresses, dans ces régions où il n’y a plus de pétrole, et surtout plus d’eau.

    Peut-on s’attendre à de telles sécheresses en Europe ? C’est la question que se pose Onaïa Savary, doctorant en climatologie à l’Université de Toulouse et Météo France. L’anticipation du changement climatique prévoit un assèchement du Sud de l’Europe et une augmentation des précipitations au Nord – ce qui n’est pas sans conséquences sur les ressources naturelles en France.

    Prenez le vin et le fromage, par exemple. Bientôt, on pourra boire du vin breton, tout en mangeant du fromage ayant perdu son goût d’antan.

    Face à ce constat, il est important de rappeler notre capacité à agir. Un changement global et une réflexion commune autour des questions environnementales sont nécessaires pour espérer limiter les conséquences du changement climatique… et continuer à manger du fromage accompagné de son verre de vin.

    Onaïa Savary est doctorant en climatologie à l'Université de Toulouse et à Météo France, au sein du centre national de recherches météorologiques - CNRM (Météo France, CNRS). Il prépare une thèse intitulée « Prévisibilité des sécheresses dans un contexte de climat changeant ».

    Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Eva Bouloux. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Hélène Pierre. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.

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    25 mins
  • Peut-on faire voler un avion avec des algues ?
    Nov 27 2025

    La playlist de Cécile Formosa, chercheuse en bio-ingénierie :

    • « Penicilline », So Much Trouble, Izïa, 2011
    • « L'hymne de nos campagnes », Mamagubida, Tryo, 1998
    • « Ta fête », Racine carrée, Stromae, 2013

    Pourra-t-on un jour faire voler un A380 avec des algues ? Si on parle d'algues, c'est parce qu'elles peuvent être à la base - comme d'autres matériaux - de « biocarburants », c'est-à-dire des carburants produits à partir de matériaux organiques non fossiles, contrairement au pétrole, charbon et gaz (d'où le « bio »). Dans le cas de l'aviation, ces biocarburants pourraient réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre du secteur.

    Mais envoyer un jour nos algues voler au-dessus des nuages, ça c'est la fin de l'histoire. Et oui, récolter une algue - en particulier des microalgues - et passer à un biocarburant capable d'alimenter un moteur, ça demande pas mal d'étapes ! Tout ce travail doit d'abord passer par la recherche, comme celle que conduit Cécile Formosa au CNRS depuis plusieurs années - avec des outils impressionnants et mystérieux tels que le microscope à force atomique (un type de microscope qui peut fonctionner en milieu liquide, ce qui permet son utilisation en biologie par exemple).

    Aussi, pour explorer ces aspects et revenir sur son parcours de chercheuse, Cécile nous raconte comment, d'une jeunesse marquée par une conscience écologique - et Tryo - à un post-doctorat en Belgique - un peu influencé par Stromae - on peut faire avancer la science et contribuer à lutter contre les problématiques environnementales actuelles.

    Derrière ces microalgues, dites-vous qu'il y a beaucoup de recherche et qu'au bout, hé ! Il y a la mer ; et que ça, ça n'a rien d'éphémère...

    Cécile Formosa est chercheuse en bio-ingénierie au CNRS, au sein du Toulouse biotechnology institute, bio & chemical engineering - TBI (INSA Toulouse, INRAE, CNRS).

    Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Manon Aubin. Rédaction : Gauthier Delplace. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Hélène Pierre. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.

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    21 mins
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