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Playlist de chercheur·es

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By: Exploreur
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Summary

Playlist de chercheur·es, le podcast qui donne de la voix aux sciences ! Des chercheuses et chercheurs sélectionnent trois morceaux qui résonnent avec leur sujet de recherche pour un papotage scientifique en musique.

Une série et production Exploreur – Communauté d’universités et établissements de Toulouse. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler, Eva Bouloux et Manon Aubin. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse. Visuel : Delphie Guillaumé.

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Episodes
  • Apprendre à entendre
    May 11 2026

    Comment entend-on ? Derrière cette question simple en apparence se cache une réalité complexe où l’oreille et le cerveau travaillent de concert. Dans cet épisode, Yann Lemaire, audiologiste et post-doctorant CNRS en neurosciences cognitives, nous plonge au cœur des mécanismes de l’audition et de son apprentissage, notamment chez les enfants né·es avec une surdité sévère à profonde, équipé·es d’un implant cochléaire.

    La playlist de Yann Lemaire, audiologiste et post-doctorant CNRS en neurosciences cognitives :

    • « Stigma », Split the atom, Noisia, 2010
    • « Robot rock », Human after all, Daft Punk, 2005
    • « Born this way », Born this way, Lady Gaga, 2011

    « Les sons, c’est comme les couleurs, on en a toutes et tous une perception différente. » À partir de cette idée, le docteur en neurosciences cognitives explore les multiples façons d’entendre – ou plutôt d’apprendre à entendre. Percevoir un son ne signifie pas automatiquement le comprendre : notre cerveau interprète, transforme et associe en permanence les signaux auditifs pour leur donner du sens.

    L’implant cochléaire, dispositif auditif pouvant être posé dès l'âge d'un an, ouvre un accès aux sons pour les personnes atteintes d’une surdité très importante. Cet accès est loin d’être immédiat et naturel : il implique un véritable apprentissage. Les sons perçus sont parfois déformés, appauvris en fréquences (pas dans le sens de "rythme", mais de "hauteur tonale" grave, médium ou aigüe), et c’est le cerveau qui établit progressivement des correspondances entre ces signaux et leur signification.

    Un travail de longue haleine issu d’un choix de vie. L’implant cochléaire n’est ni systématique ni obligatoire : c’est un choix médical, familial et parfois culturel, qui dépend des situations, des parcours de chaque enfant et qui n’est pas forcément envisageable en fonction de la cause de la surdité et de l’état de santé général.

    Durant sa thèse, Yann a suivi des enfants de 3 à 8 ans, normo-entendant·es (non atteint·es de surdité) et implanté·es cochléaires, pour comprendre comment se construit cette capacité à entendre. Entre adaptation, diversité des parcours et efforts cognitifs accrus, il met en lumière des trajectoires très variées.

    Ce podcast est aussi une invitation à mieux comprendre la surdité, à découvrir la richesse de la culture sourde et à questionner notre propre manière d’écouter le monde.

    La cognition désigne « les processus mentaux par lesquels des connaissances sont acquises, traitées, stockées et ensuite mobilisées ». Selon l'American Psychological Institute, il s'agit de « toutes formes de conscience et de traitement par lesquelles la connaissance est accumulée, telles que percevoir, reconnaître, concevoir et raisonner ». Autrement dit, la cognition est ce qui nous permet de comprendre le monde, de repérer un visage, de mémoriser une information, de résoudre un problème ou de planifier une action.

    Yann Lemaire est audiologiste et post-doctorant CNRS en neurosciences cognitives, au sein du Centre de recherche cerveau et cognition - CerCo (CNRS, Université de Toulouse). Sa thèse, qu’il a aussi réalisé au CerCo, s'intitule « Restauration des fonctions auditives et cognitives chez les enfants sourds implantés cochléaires ».

    Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Eva Bouloux. Rédaction : Eva Bouloux. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Eva Bouloux. Coproduction et réalisation avec Campus FM : Manon Aubin, François Berchenko et Thomas Delafosse.

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    33 mins
  • Le numérique : une nouvelle culture ?
    Apr 28 2026

    De la représentation des populations noires dans les médias, aux biais racistes et sexistes de l’intelligence artificielle, Patrick Mpondo-Dicka nous livre, en musique, un morceau de ses recherches. Le chercheur en sciences de l’information et de la communication s’intéresse au numérique et à la façon dont il façonne et est façonné par la société et la culture dans laquelle il s’inscrit.

    Quelle est la place du numérique dans notre culture ?

    « Le numérique est le troisième paradigme langagier dans lequel les humains se sont engagés, après la parole et l’écriture », introduit le chercheur. Un paradigme, c'est une manière de penser le monde qui nous entoure... Le numérique s'est donc intégré dans nos vies en façonnant de nouveaux usages. Par exemple, on n'aurait pas idée de rédiger un texte et de couper-coller des paragraphes si on écrivait uniquement sur papier, ça change notre rapport à la rédaction... Cette technologie s’étend à tous les aspects de la vie, imprègne notre culture.

    Quelle est la place de notre culture dans le numérique ?

    Patrick Mpondo-Dicka s'intéresse également à la manière dont certains médias occidentaux traitent des populations noires : des représentations médiatiques, numériques, encore très marquées par des stéréotypes racistes. Le chercheur prend aussi l’exemple des intelligences artificielles génératives entraînées sur des bases de données contenant ces biais socio-culturels : elles les perpétuent et systématisent en créant de l’information à partir de ces renseignements non neutres (racistes, sexistes...).

    L'influence est donc mutuelle dans cette drôle de relation... Patrick Mpondo-Dicka nous en dit plus en musique...

    Patrick Mpondo-Dicka est enseignant-chercheur en sciences de l'information et de la communication à l’Université Toulouse - Jean Jaurès, au sein du Laboratoire d'études et de recherches appliquées en sciences sociales au sein de l'axe usages sociaux du langage – Lerass (Université Toulouse - Jean Jaurès, Université de Toulouse, Université Paul Valéry, Université des technologie Tarbes Occitanie Pyrénées).

    Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Manon Aubin. Rédaction : Romane Jacomet. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Eva Bouloux. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.

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    35 mins
  • Sous l'océan
    Jan 21 2026

    La playlist de Julien Asquier, doctorant en sciences océanographiques :

    • « Baise le monde », Civilisation, Orelsan, 2021
    • « Sous l’océan », Henri Salvador, 1989, extrait du film La petite sirène, John Musker et Ron Clements, 1989
    • « Princesse Mononoké – chant », Joe Hisaishi et Yoshikazu Mera, 1997, extrait du film Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki, 1997

    Dans le dessin animé La petite sirène sorti en 1989, Ariel n’a qu’une envie : vivre sur Terre. Mais dans la chanson « Sous l’océan », Sébastien le crabe ne cesse de lui rappeler : « La vie sous la mer, c’est bien mieux qu’la vie qu’ils ont là-haut sur la Terre ». Et c’est la même chose pour les sargasses (lisez la suite pour comprendre).

    Les sargasses sont des algues brunes pélagiques (elles se développent à la surface de l’eau). À l’origine présentes dans la mer des Sargasses, au large de la Floride, elles ont colonisé depuis 2011 l’ensemble de l’Atlantique tropical Nord, des Caraïbes aux côtes africaines. En dérivant à la surface, elles peuvent former des radeaux, oasis écologiques pour de nombreuses espèces au large, mais qui peuvent finir par s’échouer en masse sur les littoraux, causant des problèmes, comme aux Antilles françaises.

    Cette nouvelle réalité écologique entraîne de nouveaux défis, comme par exemple la dégradation des écosystèmes côtiers et des plages : la décomposition des sargasses génère des gaz toxiques comme le H2S (sulfure d’hydrogène), ce qui représente un danger pour la santé humaine (et ce n’est jamais très agréable de bronzer sur une plage avec une odeur d’œuf pourri).

    Il est donc important de prévoir leurs trajectoires en lien avec les courants océaniques, ainsi que leurs mécanismes de prolifération. C’est le travail de Julien Asquier, doctorant en sciences océanographiques. Il s’intéresse aux interactions air-mer-vagues, afin de mieux comprendre le mécanisme d’agglomération des sargasses entre elles, et ainsi participer, au sein de la communauté scientifique, à une meilleure compréhension de ce phénomène pour mieux s’y adapter et en atténuer les effets néfastes pour les populations locales.

    Mais est-ce suffisant ? Que peuvent les populations locales face à cet enjeu environnemental inédit ? Faut-il chercher à considérer les sargasses comme un fléau, une ressource ou un écosystème ? Pour Julien Asquier, une partie de la solution se trouve dans notre manière de penser notre rapport à la nature. Il faut que ce dernier évolue, et se rappeler que « on n’est pas en guerre contre l’environnement et la nature », et qu’il faut donc composer avec.

    Julien Asquier est doctorant en océanographie à l’Université de Toulouse, au sein du laboratoire d’études en géophysiques et océanographie spatiales - Legos (CNES, CNRS, IRD, Université de Toulouse). Sa thèse s'intitule « Impact des interactions air-mer-vagues sur le transport des Sargasses ». Il fait partie de collectif COMPOTES (Collectif OMP d'Organisation Thésards et Stagiaires).

    Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Eva Bouloux. Conception : Clara Mauler et Hélène Pierre. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.

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    28 mins
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