Sous l'océan
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About this listen
La playlist de Julien Asquier, doctorant en sciences océanographiques :
- « Baise le monde », Civilisation, Orelsan, 2021
- « Sous l’océan », Henri Salvador, 1989, extrait du film La petite sirène, John Musker et Ron Clements, 1989
- « Princesse Mononoké – chant », Joe Hisaishi et Yoshikazu Mera, 1997, extrait du film Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki, 1997
Dans le dessin animé La petite sirène sorti en 1989, Ariel n’a qu’une envie : vivre sur Terre. Mais dans la chanson « Sous l’océan », Sébastien le crabe ne cesse de lui rappeler : « La vie sous la mer, c’est bien mieux qu’la vie qu’ils ont là-haut sur la Terre ». Et c’est la même chose pour les sargasses (lisez la suite pour comprendre).
Les sargasses sont des algues brunes pélagiques (elles se développent à la surface de l’eau). À l’origine présentes dans la mer des Sargasses, au large de la Floride, elles ont colonisé depuis 2011 l’ensemble de l’Atlantique tropical Nord, des Caraïbes aux côtes africaines. En dérivant à la surface, elles peuvent former des radeaux, oasis écologiques pour de nombreuses espèces au large, mais qui peuvent finir par s’échouer en masse sur les littoraux, causant des problèmes, comme aux Antilles françaises.
Cette nouvelle réalité écologique entraîne de nouveaux défis, comme par exemple la dégradation des écosystèmes côtiers et des plages : la décomposition des sargasses génère des gaz toxiques comme le H2S (sulfure d’hydrogène), ce qui représente un danger pour la santé humaine (et ce n’est jamais très agréable de bronzer sur une plage avec une odeur d’œuf pourri).
Il est donc important de prévoir leurs trajectoires en lien avec les courants océaniques, ainsi que leurs mécanismes de prolifération. C’est le travail de Julien Asquier, doctorant en sciences océanographiques. Il s’intéresse aux interactions air-mer-vagues, afin de mieux comprendre le mécanisme d’agglomération des sargasses entre elles, et ainsi participer, au sein de la communauté scientifique, à une meilleure compréhension de ce phénomène pour mieux s’y adapter et en atténuer les effets néfastes pour les populations locales.
Mais est-ce suffisant ? Que peuvent les populations locales face à cet enjeu environnemental inédit ? Faut-il chercher à considérer les sargasses comme un fléau, une ressource ou un écosystème ? Pour Julien Asquier, une partie de la solution se trouve dans notre manière de penser notre rapport à la nature. Il faut que ce dernier évolue, et se rappeler que « on n’est pas en guerre contre l’environnement et la nature », et qu’il faut donc composer avec.
Julien Asquier est doctorant en océanographie à l’Université de Toulouse, au sein du laboratoire d’études en géophysiques et océanographie spatiales - Legos (CNES, CNRS, IRD, Université de Toulouse). Sa thèse s'intitule « Impact des interactions air-mer-vagues sur le transport des Sargasses ». Il fait partie de collectif COMPOTES (Collectif OMP d'Organisation Thésards et Stagiaires).
Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Eva Bouloux. Conception : Clara Mauler et Hélène Pierre. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.