Episodes

  • Avec «Reboot Party», Fantazio illumine le souvenir de ses parents
    Jul 1 2026

    C'est un nouveau départ que nous propose Fantazio avec ce Reboot Party. Le départ d'une vie sans mère ni père, partis dans les limbes d'un autre monde. Une thématique qui peut paraitre triste, mais qui ne l'est pas car la mélancolie de Fantazio est poétique, tendre et empreinte de la douce folie qui caractérise ce performeur et compositeur inclassable

    S'il fallait donner un visage à l'extravagance poétique ce serait celui de Fantazio. Grand gars au visage buriné, au corps longiligne couvert de tatouages. Un air de charmeur-sans-y-toucher, une voix profonde au velours tissé par les ans et à la tessiture goudronnée par les fumées des bars de Belleville où il s'est longtemps produit, contrebasse en main, au tournant des années 2000.

    Musicien autodidacte se situant quelque part en un punk à l'accent cockney de l'Est londonien, un poète maudit à la fois baudelairien et rimbaldien, un polyglotte qui chante en quatre ou cinq langues y compris le chinois, un homme capable d'explorer le monde au cours de nombreux voyages et aussi de fouiller dans l'intime son intériorité. En somme, un poète d'aujourd'hui, un esprit libre et inclassable.

    Longtemps, Fantazio s'est couché de bonne heure, l'heure à laquelle le jour pointait et où il terminait ses nuits de concerts improvisés. Longtemps, il a fuit les maisons de disques et la simple idée de graver sur cd ou vinyle les instants éphémères de ses performances musicales. Mais avec sa formation baptisée Peuple fiction et composée du percussionniste italien Francesco Pastacaldi, compagnon de route de longue date, et la claviériste Coréenne Yurie Hu, il s'est dit qu'un disque n'était peut-être pas une si mauvaise idée que cela. Surtout quand il comporte comme ici une dizaine d'extraits enregistrés dans les conditions du live.

    Reboot Party n'est donc que le troisième album de Fantazio en trois décennies de carrière, et ce nouveau jalon est un point d'étape sur la vie d'après, celle de la perte de ses parents. Car ce « Nouveau départ » est un hommage à la mère qu'il a perdu quand il avait à peine dix ans – il en a cinquante-quatre aujourd'hui – et son père disparu en 2021. Un album rempli de souvenirs et de blessures, et qui, loin d'être triste, baigne dans une joyeuse nostalgie de ses souvenirs d'enfant et d'adulte. L'album est aussi porté par la grâce de la contrebassiste Sarah Murcia et de la chanteuse solaire du groupe franco américain Moriarty, Rosemary Standley, dont la voix est cadeau.

    Show More Show Less
    8 mins
  • Olivia Rodrigo chante toutes les nuances de la passion amoureuse
    Jul 2 2026

    Avec Billie Eilish et Lana del Rey, c'est l'une des jeunes pop stars américaines qui cartonne : Olivia Rodrigo.
    Son troisième album solo, sorti le 12 juin 2026, s'est déjà imposé dans le top 200 du Billboard. Son titre : You Seem Pretty Sad For A Girl So In Love.

    Sur la pochette de ce nouvel album, Olivia Rodrigo se balance, tête en bas, sur un trapèze, en robe rose vintage. Une façon d'illustrer le titre You Seem Pretty Sad For A Girl So In Love que l'on pourrait traduire par « tu as l'air bien triste pour une fille si amoureuse ». La chanteuse de 23 ans livre un album expérimental en treize titres sur toutes les étapes de la passion amoureuse. Les premières chansons exaltant l'euphorie des premiers temps d'une rencontre.

    Sur le premier titre, Drop dead, Olivia Rodrigo chante : « Tu ressembles à un ange des murs de Versailles, Je ne me suis jamais sentie aussi vivante, Mais embrasse-moi et je pourrais tomber raide morte ». Sur le clip, on la voit courir dans la grande galerie du château de Versailles, et cela donne une idée de son poids dans l'industrie musicale.

    Son compte Instagram compte plus de 40 millions d'abonnés, ses vidéos YouTube totalisent plus de 6 milliards de vues. La chanteuse, qui a commencé à prendre des cours de chant et de comédie dès ses 6 ans, et est apparue d'abord dans des sitcoms ou films Disney s'est fait connaître en 2021 avec le titre « Drivers licence ».

    Déconvenue amoureuse

    Sur ce troisième album elle explore toutes les nuances de la passion, de la jubilation des débuts, à l'amertume, la rupture puis la reconstruction. Et musicalement, celle que l'on croyait héritière du rock FM des années 1990, sillonne aussi d'autres influences musicales. Comme la new wave par exemple sur « Maggots for the brains », où l'on peut déceler des influences du groupe britannique The Cure, période « A Forest ».

    Il y a d'ailleurs un titre intitulé « The Cure » sur ce nouvel album, signe que le groupe britannique fait partie de ses références. Olivia Rodrigo, qui avait interprété deux titres avec le leader du groupe, Robert Smith, sur scène à Glastonbury l'an dernier, crée la surprise sur son album avec un titre chanté en duo : « What's wrong with me ».

    Show More Show Less
    7 mins
  • Eurockéennes: Amy Winehouse en moins, Joy Crookes en plus
    Jul 3 2026

    Joy Crookes, le nouveau joyau de la couronne britannique est l’une des têtes d’affiche des Eurockéennes 2026. La Londonienne débarque au festival de Belfort avec un luxe devenu rare : une identité soul que personne d'autre ne peut revendiquer.

    Les Eurockéennes, un des festivals les plus emblématiques d’Europe déroule le tapis rouge à la voix soul habitée et magnétique de Joy Crookes. La presse britannique s'entête à la comparer à Amy Winehouse. Elle, revendique plutôt le jazz des divas noires Billie Holiday et Nina Simone. Mais reconnaît en revanche partager avec la star mondiale morte à 27 ans en 2011, la même quête d’amour absolu.

    Vingt-sept ans, c'est justement l’âge de Joy Crookes, aujourd'hui. En à peine neuf ans de carrière, avec seulement deux albums salués par la critique, Skin puis Juniper, la jeune femme s'impose comme la nouvelle égérie de la soul britannique.

    Une enfance nourrie de contrastes

    Joy Crookes est une chanteuse, autrice-compositrice, guitariste, pianiste et bassiste autodidacte. Son histoire commence par une belle rencontre. À Londres, sa mère bangladaise, livrait des sandwiches en entreprise. Un jour, elle croise un ingénieur irlandais. Il deviendra son époux. À la maison, son père écoute du punk. Sa maman préfère la musique bengalie.

    Entre les deux styles, la jeune fille découvre le trip hop de Massive Attack sur MTV. Ce croisement d'influences irrigue le titre « 19th Floor », en référence au dix-neuvième étage de la tour où vivait sa grand-mère, arrivée du Bangladesh au Royaume-Uni dans les années 1970 et à qui elle rend hommage pour son intégration réussie.

    Des textes intimes et engagés

    L'amour familial, les racines, un ex-petit ami devenu gay après leur rupture, nourrissent son répertoire. Au-delà de ces souvenirs personnels, l'artiste évoque aussi sa peau métisse et dénonce le racisme ainsi que les politiques migratoires britanniques.Chez Joy Crookes, la soul a du cœur et des convictions comme en témoigne « Kingdom ».

    On aurait vite fait de la ranger dans le sillage d'Amy Winehouse.Sauf que la Londonienne refuse le costume d'héritière et avance seule, au rythme nerveux de sa ville. La preuve avec « Pass The Salt » sur un sample de « Requiem pour un con ». Ce clin d'œil au chef d’œuvre de Serge Gainsbourg aurait pu s'arrêter à un simple effet de style, mais ici Londres se connecte à Paris, le présent répond au passé, et tout reprend vie avec Joy Crookes.

    Joy Crookes en concert aux Eurockéennes de Belfort le 3 juillet 2026.

    Show More Show Less
    6 mins
  • «Castle Park», le retour de Graham Coxon, increvable architecte du son britpop
    Jun 30 2026

    Figure majeure de la britpop avec Blur, Graham Coxon poursuit son aventure solo avec Castle Park. Pour son neuvième album, le brillant guitariste britannique dévoile une collection de pépites inédites.

    Les riffs tourbillonnants de Graham Coxon font à nouveau mouche sur cet album façonné de ballades délicates et chansons pop au parfum seventies. Dix titres inédits, composés il y a quinze ans, restés dans les tiroirs à cause des retrouvailles très médiatisées de Blur en 2009, puis en 2023.

    À 57 ans, ce guitariste et chanteur britannique formé au fifre, fils de militaire, s'est imposé comme l'un des architectes du son britpop avec Blur, le groupe de Damon Albarn. Sa discographie solo, faite d'expérimentations punk et lo-fi, reste pourtant inégale. Cette fois, il touche juste avec Castle Park, du nom d'un parc de Colchester, sa ville d'adolescence.

    Le titre « There's a Little House » entrebâille la porte de ses souvenirs. Mais surtout il rouvre un carnet de pépites oubliées, trésor autobiographique traversé par la jeunesse et les amours de ce surdouée de la gratte. On y retrouve la grammaire musicale qui a fait sa gloire : guitares en spirale, chœurs accrocheurs, le don des mélodies lumineuses. Même une reprise du groupe Américain The Nerves datant de 1976 y trouve toute sa place avec un naturel désarmant sur « When You Find Out ».

    The Waeve, projet parallèle entre krautrock et folk futuriste

    Comme si Blur et sa carrière solo ne suffisaient pas, l'artiste prolifique mène en parallèle The Waeve, projet partagé avec sa compagne Rose Elinor Dougal, pianiste et chanteuse accomplie. Après un premier disque sans grand relief, le suivant, City Lights, fait des étincelles. Produit par l'incontournable James Ford, déjà aux manettes d'Arctic Monkeys, Depeche Mode, Foals ou encore Fontaines D.C., il marie krautrock hypnotique, folk futuriste et saxophone inattendu, dans une filiation très David Bowie.

    En 2026, à l'ère des musiques sous perfusion algorithmique, on pensait qu'une chanson avec de vraies guitares dedans, c’était mort. Mais Graham Coxon dit non. Parce qu'avec lui, la pop ne revient pas, elle refuse tout simplement de disparaître.

    Castle Park, neuvième album solo de Graham Coxon, sorti le 19 juin 2026 chez Transgressive Records. Tournée britannique jusqu'en novembre, concert le 7 juillet à Londres.

    Show More Show Less
    7 mins
  • Le quintet de jazz Aâma, en route pour illuminer le festival Jazz à Vienne
    Jun 29 2026

    Ils sont l'une des figures montantes de la nouvelle scène jazz française : le quintet Aâma sera en concert ce soir au festival Jazz à Vienne, dans le sud-est de la France. Un groupe né de la rencontre entre la chanteuse française Emma Prat et le guitariste tchadien Bertrand Maïlar. Peu à peu leurs univers musicaux se sont entremêlés et de leur amitié est née cette formation avec Julien Girard au piano, Sami Fukani Deschamps à la contrebasse et Xavier Pernet à la batterie et aux percussions.

    En arabe, Aâma signifie global, universel. Le groupe transmet une musique de partage métissée, qui chante la diversité, met en commun leurs vécus et dilue entre elles leurs influences respectives, à commencer par celles venues du Tchad natal du guitariste Bertrand Maïlar.

    Il raconte : « Déjà dans la manière d’aborder la musique au Tchad… Le chant est partout. On chante dans les moments de joie, de tristesse, quand il y a des naissances, quand il y a des deuils. Et dans ma pratique de la musique aujourd’hui, j'essaye d'avoir ce rapport très honnête et très spontané avec la musique, de chanter, de jouer, de composer ce que je ressens. Musicalement, j’écoute beaucoup de rythmes venus de là-bas, le gourna, le saï, le yondo… Ils sont ancrés en moi et j'essaye de les sortir d'une certaine manière dans ma musique. »

    Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le gourna est donc un rythme de danse, tout comme le saï, cette danse de réjouissance populaire portée par les percussions. Le yondo est quant à lui un rythme initiatique assez technique basé sur un groove de quintolets, réservé traditionnellement aux grandes cérémonies.

    Traditions méditerranéennes et langues inventées

    Aâma puise dans les percussions traditionnelles tchadiennes, comme le karkabou ou encore la calebasse, qu'ils utilisent parfois dans l'eau. Les musiques méditerranéennes et notamment venues de Tunisie, où a vécu Bertrand Maïlar, laissent aussi leur empreinte sur Aâma avec le stambeli, cette pratique musicale rituelle de transe et de guérison, cousine de la musique gnaoua du Maroc ou du diwan algérien.

    Quant à la voix du groupe, Emma Prat, elle navigue entre des inspirations bulgares, grecques, turques... Elle place sa voix différemment en fonction des traditions vocales qu'elle explore. Elle joue avec les ornements, avec les variations de fins de phrases, avec les sonorités d'une quinzaine de langues qu'elle ne parle pas forcément.

    Et petite particularité, elle chante aussi parfois dans une langue imaginaire : « Ce n’est pas une langue avec une grammaire, ce sont des langues inventées sur le moment. Parfois j'écris le son que je veux sur telle note, sur telle montée, sur telle descente, et je le fixe un petit peu dans ma mémoire, dans mon corps, pour le chanter après. Et je dirais que ça s'apparente plus au scat, sauf que le scat est quand même assez codifié, avec des onomatopées bien particulières. Là, c'est juste que j'invente. » sourit-t-elle.

    Les références derrière l'apparente simplicité

    L’un des morceaux de leur album Le jour où tout ira bien, « L'oranger », a été pensé à partir de l'un des plus anciens modes algériens, le Zidane, à l'atmosphère envoûtante typique des musiques orientales. Car avec Aâma, derrière chaque mélodie d'une apparente simplicité, les références musicales sont nombreuses.

    Le guitariste Bertrand Maïlar raconte leur morceau intitulé « Le jour où tout ira bien » : « C'est un morceau que j'avais composé et qui musicalement s'inspire d'un rythme qui s'appelle le zarafat, une figure rythmique utilisée dans les muwashah, un genre musical arabo-andalou. Ce morceau-là est assez important pour moi et pour le groupe, parce qu’il traduit une forme d'espoir. Il y a des moments où la vie est un peu difficile, où le monde ne nous donne pas beaucoup d'espoir. Mais avec Aâma on croit beaucoup à ce truc-là, d'espérer. Parce que sinon c'est dur de tenir, c'est dur de continuer à se battre. Et ce morceau-là parle de ça. »

    Le quintet de jazz Aâma sera en concert ce soir 29 juin 2026 au festival Jazz à Vienne.

    Show More Show Less
    11 mins
  • Lee «Scratch» Perry revient d'entre les morts avec un coup de génie
    Jun 26 2026

    La légende du reggae et grand sorcier du son jamaïcain, Lee « Scratch » Perry, disparu à l'âge de 85 ans en 2021, signe un ultime tour de magie avec l'album posthume, Spatial, No Problem.

    Un pionnier du dub

    Lee « Scratch » Perry est l'un des inventeurs du dub, cette version du reggae gorgée d'échos et d'effets planants. Précurseur dès les années 1970, il devient gourou chez lui et star à l'international, notamment avec « Disco Devil », morceau de dub expérimental sorti en 1977. Près d'un demi-siècle plus tard, l'artiste poursuit ses explorations depuis l'au-delà avec ce nouvel album.

    La rencontre de deux générations

    Spatial, No Problem est le fruit d'une collaboration improbable entre deux univers et deux générations. D'un côté, Lee « Scratch » Perry, chanteur, compositeur et surtout producteur visionnaire, artisan des premiers succès de Bob Marley. De l'autre, Mouse On Mars, groupe électro berlinois fort de trente ans de carrière et d'une dizaine d'albums. Ensemble, ils font sauter les repères et les frontières aussi, livrant un véritable ovni musical, à l'image du morceau « Hallo Shiva », dont le titre sonne comme une invocation.

    Un personnage hors normes

    Mystique et extravagant, Lee « Scratch » Perry portait des parapluies vissés sur la tête et a mis le feu, par deux fois, à son propre studio d'enregistrement pour chasser les mauvais esprits.

    En 2019, ce personnage superstitieux débarque à l'improviste chez Mouse On Mars avec, dans ses valises, gris-gris et talismans, suivant un régime à base de ragoût de poisson et de papaye. En quelques jours seulement, il pose sa voix émouvante sur des machines et percussions presque anarchistes, donnant naissance à cet album libre, achevé mais resté inédit jusqu'à sa mort.

    Afrobeat, funk, krautrock, électro et autres voyages cosmiques, le Jamaïcain explore toutes les routes. Et le résultat est génial !

    Spatial, No Problem, album posthume de Lee « Scratch » Perry, pionnier du reggae jamaïcain, paru le 5 juin 2026 chez Domino

    Show More Show Less
    6 mins
  • The Puppini Sisters: les reines du swing rétro fêtent leurs 20 ans avec «The Birthday Party»
    Jun 25 2026

    Trio féminin londonien au style vintage assumé, les Puppini Sisters célèbrent deux décennies de carrière avec The Birthday Party, leur septième album. Entre swing flamboyant, harmonies ciselées et clins d’œil pop, elles ont su imposer leur univers hors du temps, séduisant aussi bien les stars du rock que la famille royale britannique.

    Prenez un train à destination d’un univers loin du mainstream : celui des Puppini Sisters. Depuis 20 ans, ce trio féminin basé à Londres revisite avec élégance et panache les grands standards du jazz, mais aussi des classiques de la pop, dans une esthétique résolument rétro.

    À l’origine du groupe, une Italienne : Marcella Puppini. Née à Bologne, elle découvre le piano dès l’âge de 5 ans et rêve de devenir chanteuse d’opéra. Son parcours la mène finalement à Londres, où elle étudie la mode, travaille chez Vivienne Westwood, puis obtient un diplôme au Trinity College of Music. C’est là qu’elle rencontre deux chanteuses britanniques et lance les Puppini Sisters.

    À leurs débuts, le swing n’est plus vraiment à la mode. « Le swing, c’est tellement fun. Et quand on a commencé, ça ne se jouait presque nulle part. On était vraiment un peu l’avant-garde de la nouvelle scène jazz », se souvient Marcella Puppini. Un pari audacieux, mais gagnant.

    Aujourd’hui, les Puppini Sisters cumulent Disques de platine et admirateurs de prestige. Parmi leurs fans de la première heure : Cyndi Lauper, Robbie Williams, Hugh Laurie - le célèbre Dr House -, mais aussi la famille royale britannique. Lors du Royal Variety Show en 2006, le prince Charles, lui-même, les félicite pour l'un de leurs albums reçu en cadeau d’anniversaire.

    Depuis, le trio sillonne les scènes du monde entier. D’Istanbul à Moscou, du Moulin Rouge à Malibu, ces « Spice Girls du jazz » enchantent le public avec leurs voix étincelantes et leurs harmonies soigneusement ciselées, tout en proposant également leurs propres compositions.

    Fidèles à leur identité, elles n’oublient jamais leurs influences, glissant ici ou là un clin d’œil à l’Italie. Leur dernier album, The Birthday Party, en est une nouvelle preuve, avec notamment une reprise de « Parole, Parole ».

    Les Puppini Sisters seront en concert au New Morning à Paris en fin d’année. Une occasion de célébrer, en musique, 20 ans d’un swing intemporel.

    Show More Show Less
    7 mins
  • «Resonance», la déflagration d’Acid Arab
    Jun 24 2026

    Acid Arab, artisan mondialement reconnu de l’alliage entre électronique et musiques arabes, revient avec Resonance, quatrième album désormais signé par un trio.

    Resonance sonne comme une reprise de souffle dans un monde étouffant. Après presque quinze ans à brouiller les pistes entre techno et traditions musicales du monde arabe, le projet parisien mené par Hervé Carvalho et Guido Minisky confirme sa trajectoire ascendante. Une machine de club, capable d’absorber des voix, des langues, des rythmes et des styles venus d’ailleurs sans jamais perdre son axe : la fête comme langage commun.

    Né en 2012, Acid Arab a gagné ses galons dans le sillage de morceaux devenus phares, dont « Stil » en 2016, avant d’élargir encore son spectre. Ici, seize titres et une constellation de quinze invités comme autant de voyages à découvrir.

    À lire aussiLe spleen de Yasmine Hamdan avec son nouvel album «I remember, I Forget»

    Avec Yasmine Hamdan, Sofiane Saidi ou encore Ghizlane Melih, le disque dessine une cartographie sonore où chaque timbre ouvre une porte vers l'autre. Et puis, il y a ce titre « Zid Mazzika », déflagration techno arabisante , pile dans l'ADN d'Acid Arab.

    De la Syrie au Maroc, du Liban à la Turquie et d'autres territoires musicaux du Moyen-Orient, Resonance crée un espace sans frontières a coups de synthés puissants et envoutants. Chez Acid Arab, la politique n’est pas déclarée, elle s’entend dans la porosité des mondes, dans cette évidence répétée que la musique, elle, n'a pas besoin de visa.

    Resonance, quatrième album d'Acid Arab, sorti le 19 juin 2026. En tournée française annoncée jusqu’en janvier 2027.

    Show More Show Less
    6 mins