• Nouveau plan d’aides : un vrai changement d’échelle ? | Chaque voix compte - 21/05/2026
    May 22 2026

    À LA UNE / Nouveau plan d’aides : un vrai changement d’échelle ?

    Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé, jeudi 21 mai 2026, un nouveau « paquet d’aides » à destination des Français qui subissent l’augmentation des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Tiraillé entre la nécessité d’agir pour le pouvoir d’achat des Français et sa volonté de garder le budget de l’État sous contrôle, dans un contexte d’explosion de la dette, le gouvernement a annoncé 710 millions d’euros de nouvelles aides. Rejetant les aides généralisées, des mesures ciblées sont privilégiées : les aides aux carburants pour agriculteurs, pêcheurs, routiers et le BTP sont reconduites pour 3 mois. Parmi les nouveautés, les taxis bénéficieront d’une aide à l’achat de véhicules électriques et les aides à domicile verront leurs indemnités kilométriques revalorisées de 20 centimes. Enfin, la prime carburant employeur, aide défiscalisée et désocialisée, passe de 300 à 600 euros et les conditions pour en bénéficier sont largement assouplies. Ces mesures tant attendues sont-elles à la hauteur de la crise des prix du carburant ?


    Invités :

    - Stéphanie Villers, économiste chez PwC France

    - Francis Pousse, président de la branche distributeurs Carburants et Énergies nouvelles du syndicat Mobilians

    - Philippe Coy, porte-parole de la CPME


    Chroniques :

    « Quelle histoire ! » : « Pardon », le mot tabou des politiques ? par David Revault d’Allonnes

    « Lecornu, les mots de la crise » par Mariette Darrigrand


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Automobile : faut-il ouvrir nos usines à la Chine ?

    Stellantis, constructeur automobile franco-italo-américain, a officialisé, mercredi 20 mai 2026, son partenariat avec le groupe chinois Dongfeng, constructeur de voitures électriques et hybrides. Des modèles de la marque chinoise vont être distribués en Europe et produits au sein de l’usine de Rennes, sous-exploitée depuis plusieurs mois. Le site rennais ne produit actuellement qu’un modèle - le C5 Aircross de Citroën - et accumule les périodes de chômage technique. Le groupe Stellantis, qui a enregistré plus de 22 milliards d’euros de pertes en 2025, espère pouvoir améliorer la « visibilité » de l’entreprise et profiter du savoir-faire chinois en matière d’électrique. Les syndicats voient cette opportunité comme « une bouée de sauvetage », promettant toutefois d’être attentifs aux contrats de travail. Entre sauvetage et enjeu de souveraineté, faut-il laisser plus de place aux alliances économiques avec la Chine ?


    Invités :

    - Matthias Renault, député « Rassemblement National » de la Somme

    - Alma Dufour, députée « La France insoumise » de Seine-Maritime

    - Yves Carra, porte-parole de « Mobilité Club France »


    « Bourbon express » par Marco Paumier


    « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

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  • Loi agricole : la guerre du poulet est déclarée | Chaque voix compte - 20/05/2026
    May 21 2026

    À LA UNE / Loi agricole : la guerre du poulet est déclarée

    Alors que les députés débutent l’analyse du projet de loi d’urgence agricole, un sujet divise l’hémicycle : les poulaillers. En 2025, la consommation de volailles a augmenté de 3,3% par rapport à 2024. Pour répondre à la demande et « à des enjeux de souveraineté », le gouvernement prévoit de faciliter l’installation de méga-poulaillers. Pour installer ou agrandir leurs poulaillers, les éleveurs répondent au régime des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et doivent suivre de longues et coûteuses procédures. Afin d’y remédier, le texte souhaite que seuls les élevages de plus de 60 000 poules pondeuses et 85 000 poulets de chair soient concernés par ces longues procédures, contre 40 000 auparavant. La mesure est plébiscitée par les éleveurs qui dénoncent le « coût financier et psychologique » du régime d’autorisation. Du côté des associations, « ces élevages peuvent avoir de nombreux impacts sanitaires en termes de pollution de l'eau, de l'air, des sols », relève Marie Waniowski, chargée de campagne politique au sein de L214. L’essor de la consommation de volaille justifie-t-il un allègement des règles encadrant les grands élevages ?


    Invités :

    - Rémi Barbet, journaliste à La Croix, chef de rubrique agriculture et consommation

    - Philippe Jouvet, avocat en droit économique

    - Yann Nédélec, Directeur de l’Association nationale interprofessionnelle de la volaille de chair (Anvol)


    « Quelle histoire ! » : « nominations présidentielles, le fait du prince ? » par David Revault d’Allonnes


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Orthographe : à qui la faute ?

    À l’approche du baccalauréat, le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, a affirmé son « exigence » face à ce diplôme cible de critiques pour « être donné à tout le monde ». Outre un encadrement plus strict des points attribués par les jurys, le ministre met l’accent sur la maîtrise de la langue. « Toute copie qui n’a pas un niveau suffisant en termes d’orthographe […] ne peut pas avoir la moyenne au baccalauréat », assène le ministre. Des recommandations spécifiques seront édictées pour chaque matière et transmises aux correcteurs, ainsi qu’aux commissions d’entente et d’harmonisation. La maîtrise de l’orthographe doit-elle devenir un critère décisif pour obtenir le baccalauréat ?


    Invités :

    - Claire Lejeune, professeure et députée « La France insoumise » de l’Essonne

    - Xavier Breton, député « Droite Républicaine » de l’Ain

    - Bruno Germain, linguiste, professeur à l’université Paris Cité

    « Bourbon express » par Marco Paumier


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  • Périscolaire : des dérives systémiques ? | Chaque voix compte - 19/05/2026
    May 20 2026

    À LA UNE / Périscolaire : des dérives systémiques ?


    Face au scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire, le parquet de Paris a annoncé enquêter sur plus d’une centaine d’établissements scolaires. Depuis le début de l’année 2026, 78 animateurs ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Ces chiffres traduisent un caractère « systémique », selon le nouveau maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire. Alors que l’édile a lancé une convention citoyenne sur la protection et les temps de l’enfant à l’école et un plan d’action, les animateurs des écoles parisiennes ont manifesté, mardi 19 mai, contre « la politique de répression » de la municipalité. Ils dénoncent un « climat de suspicion généralisée ». « Les suspensions explosent, sans accompagnement des agents et des équipes concernées », ont-ils alerté. Selon l’intersyndicale, les mesures sociales annoncées par Emmanuel Grégoire dans le cadre de son plan d’action à 20 millions d’euros sont « totalement insuffisantes pour répondre aux problèmes structurels » d’une filière très précarisée en « sous-effectif chronique ». Comment mettre fin à la crise du périscolaire ?


    Invités :

    - Isabelle Santiago, députée socialiste du Val-de-Marne

    - Elisabeth Guthmann, co-fondatrice du collectif SOS Périscolaire

    - Franck Benghanem, délégué syndical SUPAP-FSU


    Chronique :

    « Quelle histoire ! » : de Trump à Poutine, la Chine au centre du jeu par Olivier Ravanello


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Caméras algorithmiques : la surenchère sécuritaire ?


    Un amendement, déposé par le sénateur Pierre-Jean Verzelen (Horizons), entend autoriser l’usage de caméras de vidéosurveillance algorithmiques (VSA), capables de détecter des infractions, dans l’espace public et privé. Dopées à l’intelligence artificielle, ces caméras analysent les images grâce à des logiciels conçus pour détecter certaines situations. Ainsi, seront identifiables : un départ de feu, un individu armé ou un dépôt d’ordures sur la voie publique, etc. Exceptionnellement expérimentées pendant les Jeux olympiques de Paris, ces VSA restaient globalement interdites, avant d’être votées à l’Assemblée en février 2026. Le texte vient d’être repris et déposé sous forme d’amendement au projet de loi Ripost, examiné dès le 18 mai au Sénat. Faut-il généraliser les VSA au nom de la sécurité, quitte à porter atteinte aux libertés individuelles ?

    Invités :

    - Elisa Martin, députée « La France Insoumise » de l’Isère

    - Pierre-Jean Verzelen, sénateur « Horizons » de l’Aisne

    - Jean-Baptiste Soufron, avocat en droit du numérique


    « Bourbon express » par Marco Paumier


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  • Casse du Louvre : que dit le rapport ? | Chaque voix compte - 13/05/2026
    May 13 2026

    À LA UNE / Casse du Louvre : que dit le rapport ?

    Mercredi 13 mai, le député Alexis Corbière a présenté son rapport issu de la commission d’enquête « sur la protection du patrimoine national et la sécurisation des musées ». Mise en place à la suite du spectaculaire cambriolage du Louvre du 19 octobre 2025, la commission conclue que ce casse est le « révélateur des dysfonctionnements du modèle muséal français ». Le rapporteur pointe notamment « l’attention insuffisante » accordée par la direction, alors conduite par Laurence des Cars (qui a présenté sa démission en février 2026) aux enjeux de sûreté et de sécurité de l’institution culturelle. Ces derniers ont été « relégués au second plan, derrière des objectifs de rayonnement et d’influence ». Lors d’une visite du musée, Alexis Corbière s’est étonné des « défaillances » importantes en matière de sécurité, dues en partie à l'obsolescence de dispositifs techniques, ainsi qu'à la configuration des lieux. Le rapport, adopté à l'unanimité en commission, comporte 40 recommandations sur l’augmentation des moyens dédiés à la sécurité, sur la formation des personnels et la gouvernance des établissements. Que révèle ce rapport sur les fragilités du modèle muséal français ?


    Invités :

    - Alexis Corbière, député « écologiste et social » de Seine-Saint-Denis

    - Patricia Tourancheau, journaliste spécialiste police et grand banditisme, autrice de « Le casse du Louvre » (Seuil)

    - Jean-Christophe Castelain, rédacteur en chef du « Journal des Arts »


    Chroniques :

    « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello

    « Le mot du jour » par Mariette Darrigrand


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Livreurs à vélo : des esclaves des temps modernes ?


    Des associations de livreurs, à Bordeaux et Paris, ont déposé plainte contre Uber Eats et Deliveroo pour traite d'êtres humains. Elles dénoncent l'exploitation de travailleurs très précaires. Selon leur avocat, Maître Laforcade, les plateformes recruteraient des personnes durablement précaires, dont de nombreux étrangers parfois en situation irrégulière, pour les employer à des tarifs très inférieurs aux minimums légaux, en contournant parfois le droit du travail. Jean-François Corty, président de Médecins du Monde, dénonce une forme « d’esclavage moderne » en rappelant dans une enquête de l’ONG que les livreurs travaillent en moyenne 63 heures par semaine pour un salaire net compris entre 840 et 880 euros. En 2024, l’Union Européenne avait adopté une législation pour renforcer les droits de ces travailleurs, prévoyant de requalifier comme salariés nombre d'entre eux. La France a jusqu'au 2 décembre pour transposer la directive européenne, par ordonnances ou voie législative. Comment encadrer les dérives sociales du modèle d’uberisation ?


    Invités :

    - Danielle Simonnet, députée « écologiste et social » de Paris

    - Laurent Hily, représentant des livreurs indépendants auprès de l'Autorité des relations sociales des plateformes d'emploi (ARPE)

    - En visioconférence : Thibault Laforcade, avocat en droit social


    « Bourbon express » par Marco Paumier


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  • Hantavirus : opération transparence ! | Chaque voix compte - 12/05/2026
    May 13 2026

    À LA UNE / Hantavirus : opération transparence !

    Un foyer d’hantavirus, infection transmise par les rongeurs et susceptible de provoquer de graves atteintes respiratoires, a été détecté à bord du navire de croisière MV Hondius, entraînant la mort de trois passagers. Parmi les cinq ressortissants français rapatriés des Canaries le dimanche 10 mai, une patiente a été testée positive et prise en charge à l’hôpital. Bien que l’Organisation Mondiale de la Santé estime le risque de propagation du virus « faible », le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé le déploiement d’un dispositif sanitaire particulièrement rigoureux. Celui-ci prévoit notamment la mise en quarantaine systématique des 22 cas contacts identifiés, ainsi que la tenue de deux réunions interministérielles quotidiennes à Matignon. « Notre réponse sanitaire est claire : pour tous les cas contacts, sans exception, quarantaine renforcée en milieu hospitalier », a affirmé le chef du gouvernement. Alors que cet épisode ravive le souvenir des premières heures de la pandémie de Covid-19, la réponse politique apportée est-elle appropriée ?


    Invités :

    - Yannick Neuder, député « Droite Républicaine » de l’Isère, ancien Ministre de la Santé

    - Brigitte Autran, professeure émérite d’immunologie

    - Géraldine Zamansky, journaliste au magazine de la santé


    Chroniques :

    « Quelle histoire ! » : « Hantavirus : les Etats-Unis, maillon faible ? » par Olivier Ravanello

    « Le chiffre du jour » : « Cinéma, les Français retournent en salle ! » par Fanny Guinochet

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Tests ADN : faut-il les légaliser ?


    Une proposition de loi sur le droit d’accès aux origines a été examinée le mercredi 6 mai en commission des lois à l’Assemblée nationale. Le texte déposé par la députée Natalia Pouzyreff (Ensemble pour la République) vise à légaliser les tests ADN généalogiques. Ces tests permettent notamment d’obtenir des indications sur les origines géographiques de ses ancêtres, mais aussi d’identifier des membres de sa famille. Si la pratique est interdite en France, entre 1,5 et 2 millions de Français se seraient déjà procuré des tests à l’étranger, selon le CESE. Natalia Pouzyreff souhaite, dans un cadre juridique strict, « permettre l’accès à ses origines pour toute une partie de la population intéressée par son histoire familiale, dont des personnes qui ont une quête existentielle, comme des enfants nés sous X, ou issus de PMA ». Toutefois, le Cese a souligné les risques majeurs liés à l’utilisation de ces tests, en particulier en matière de protection des données personnelles, de commercialisation des données génétiques et de potentielles fuites d’informations. Face aux risques de dérives, faut-il permettre à tous les Français de recourir aux tests ADN ?


    Invités :

    - Nathalia Pouzyreff, députée « Ensemble pour la République » des Yvelines

    - Sandra Regol, députée « Écologiste et social » du Bas-Rhin

    - Valérie Depadt, maître de conférences en droit privé et chercheuse spécialisée dans la bioéthique


    « Bourbon express » par Marco Paumier


    « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

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    1 hr and 5 mins
  • Voiture électrique : la grande accélération ? | Chaque voix compte - 07/05/2026
    May 7 2026

    À LA UNE / Voiture électrique : la grande accélération ?


    Avec la guerre au Moyen-Orient, la flambée des prix à la pompe a fortement accéléré l’essor des véhicules 100 % électriques en France. Les ventes ont progressé de 48 % depuis janvier, avec une envolée de 69 % en mars. Elles représentent désormais un tiers du marché automobile : un niveau historique. Dans une note publiée jeudi 7 mai, l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) souligne que la hausse durable du coût des énergies fossiles, conjuguée à la baisse des prix des véhicules électriques d’occasion, renforce l’attractivité des solutions décarbonées. Dans le prolongement du plan d’électrification que le gouvernement entend déployer au cours de l’été, la ministre déléguée à l’énergie, Maud Bregeon, a confirmé, samedi 18 avril, le retour du dispositif de « leasing social » dès le mois de juillet. Cette formule de location à tarif réduit vise à faciliter l’accès à la voiture électrique pour les ménages aux revenus modestes. « Nous visons dans un premier temps 50 000 véhicules destinés aux Français modestes, percevant en moyenne moins de 2 200 euros par mois », a précisé la ministre. Le mouvement d’électrification est-il durablement enclenché ?


    Invités :

    - Pierre-Olivier Marie, rédacteur en chef adjoint de « Caradisiac.com »

    - Bastien Gebel, responsable décarbonation de l’industrie automobile de l’organisation « Transport et environnement »

    - Bernard Jullien, maître de conférences à l’université de Bordeaux, spécialiste de l’industrie automobile


    « La petite histoire dans la grande » : « Bruno Le Maire, une ambition publique » par Anna Cabana

    « Quelle histoire ! » : « Charles de Gaulle, le sauveur d’Ormuz ? » par Olivier Ravanello


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Étudiants étrangers : le tri par le prix ?


    Dans le cadre d’un nouveau plan baptisé « Choose France For Higher Education », le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé le lundi 20 avril vouloir appliquer strictement les droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises. Concrètement, la majorité des étudiants non ressortissants de l’Union européenne seront appelés à la rentrée 2026 à s’acquitter de droits d’inscription fixés à 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd’hui, et 3 941 euros en master, contre 254 euros. Les organisations syndicales étudiantes ont appelé à manifester le 12 mai et dénoncent une mesure « xénophobe », « qui ira à l’encontre de l’objectif d’attractivité affiché comme caution par le gouvernement ». Faut-il appliquer des frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers ?


    Invités :

    - Claire Lejeune, députée « La France Insoumise » de l’Essonne

    - Anne Genetet, députée « Ensemble pour la République » des Français établis hors de Frace, ancienne ministre de l’Éducation nationale

    - Paul-Henri Wallet, journaliste au Figaro


    « Bourbon express » par Marco Paumier

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  • Programmation militaire : 36 milliards pour quoi faire ? | Chaque voix compte - 06/05/2026
    May 6 2026

    À LA UNE / Programmation militaire : 36 milliards pour quoi faire ?


    Dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, les députés ont entamé, lundi 4 mai 2026, un débat sur l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) qui avait été votée en 2023. Le nouveau projet de loi, qui fixe d’ici à 2030 les grandes orientations et les moyens des armées françaises, prévoit une augmentation du budget de 36 milliards d’euros, pour atteindre 436 milliards d’euros. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, souhaite « préparer la France à ce qui vient ». Le texte met l’accent sur des postes d’investissements précis, notamment dans les munitions, avec 8,5 milliards d’euros supplémentaires alloués et dans la lutte anti-drones. Le gouvernement souhaite également créer un nouveau service national volontaire qui sera réservé aux jeunes de 18 à 25 ans. Enfin, pour faire face à d'éventuelle menaces « graves et actuelles », le projet de loi crée un nouvel état d'alerte de sécurité nationale, permettant aux autorités de déroger à plusieurs normes en matière d'environnement, d'urbanisme, de procédures publiques. Si la gauche redoute un « régime d’exception » aux critères d’activation « trop flous », plusieurs députés à droite jugent la portée du texte insuffisante. Cette actualisation de la LPM répond-t-elle aux nouveaux enjeux de défense ?


    Invités :

    - Thomas Gassilloud, député « Ensemble pour la République » du Rhône

    - Aude Leroy, journaliste spécialiste défense

    - Benoît Grémare, chercheur associé à l’IFAS, ancien officier de marine, auteur de « Histoire de la dissuasion nucléaire française » (Armand Colin)


    Chroniques :

    « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello

    « Périer Tranche » par Bertrand Périer


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Financement électoral : faut-il voler au secours du RN ?

    À un an de la présidentielle, aucune banque française n'a accepté de prêter de l'argent au Rassemblement National (RN). Le parti cherche à réunir 10,7 millions d’euros, soit le plafond des dépenses électorales remboursables par l’État pour les candidats qualifiés au second tour. Le mercredi 29 avril, le président de la Fédération bancaire française (FBF) Daniel Baal a jugé la situation « problématique ». De son côté, Sébastien Chenu, député RN, dénonce « une crise démocratique ». « Les prêts de particuliers ne peuvent pas financer une campagne présidentielle : donc, on fait quoi ? » insiste Marine Le Pen, présidente du groupe. Cette situation ravive le débat relatif à la création d’une « banque de la démocratie » : la possibilité pour les partis de se financer auprès d'organismes publics. Faut-il repenser les modes de financement de la campagne présidentielle ?


    Invités :

    - Edwige Diaz, députée « Rassemblement National » de Gironde

    - Philippe Gosselin, député « Droite Républicaine » de la Manche

    - Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados


    « Bourbon express » par Marco Paumier

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  • Audiovisuel public : le rapport choc | Chaque voix compte - 05/05/2026
    May 6 2026

    À LA UNE / Audiovisuel public : le rapport choc


    Après six mois de polémiques, le député Charles-Henri Alloncle (Union des droites pour la République), rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public a publié, mardi 5 mai, son rapport comprenant ses 70 préconisations ayant pour objectif de réaliser plus d’un milliard d’euros d’économies. Le député conseille notamment de supprimer la chaîne France 4 et France TV Slash, tandis que France 2 et France 5 seraient fusionnées au profit d'une « grande chaîne généraliste ». Charles-Henri Alloncle enjoint un devoir de réserve « renforcé pour les présentateurs, animateurs-producteurs et décideurs éditoriaux de premier plan ». Enfin, il réclame une réduction budgétaire pour le service des sports, des jeux et divertissements. En avant-propos du rapport, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) est revenu sur les tensions survenues au cours des auditions. Si le rapporteur a annoncé déposer une proposition de loi dans l’esprit du rapport lors de la niche de son parti en juin prochain, le Premier ministre, Sébastien Lecornu estime que le texte « passe à côté de l’essentiel » et déplore « une occasion manquée ». Les mesures avancées sont-elles souhaitables pour l’avenir du service public audiovisuel ?


    Invités :

    - Jérémie Patrier-Leitus, député « Horizons & Indépendants » du Calvados

    - Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP

    - Stéphanie Dépierre, journaliste LCP


    Chroniques :

    « Quelle histoire ! » : fausse Une de Closer : l’IA trompe CNews par Olivier Ravanello

    « Le chiffre du jour » : le nuage de la stagflation par Fanny Guinochet


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Rave party : la fête est finie ?

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est rendu dimanche 3 mai dans le Cher, où une rave party s’est déroulée durant 4 jours sur un terrain militaire. Cette fête non déclarée a rassemblé, selon la préfecture, 20 000 festivaliers sur un champ de tir appartenant à la Direction générale de l’armement (DGA), terrain jugé dangereux par les autorités, en raison de la présence d'obus non explosés. Les organisateurs du « Teknival » ont précisé dans un communiqué avoir délibérément choisi ce champ militaire proche de Bourges, ville natale du ministre de l’Intérieur, pour protester contre la politique répressive de l’État à l’égard des rave parties et contre la proposition de loi visant à renforcer la pénalisation de ces fêtes non déclarées. Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 avril, le texte doit désormais être examiné au Sénat. La préfecture du Cher a mis en place « une opération logistique d’envergure », avec 600 gendarmes mobilisés, pour contrôler et verbaliser les festivaliers quittant les lieux. Les forces de l’ordre ont procédé à 18 interpellations et 9 placements en garde à vue. Laurent Nuñez a dénoncé le « très lourd préjudice » pour les agriculteurs et les riverains. Quel avenir se dessine pour les rave parties en France ?


    Invités :

    - Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne

    - Loïc Kervran, député « Horizons & Indépendants » du Cher

    - Marianne Rostan, avocate au barreau de Paris


    « Bourbon express » par Marco Paumier

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