• Bétharram : la loi pour briser le silence | Chaque voix compte - 29/01/2026
    Jan 30 2026

    À LA UNE / Bétharram : la loi pour briser le silence


    Désireux de briser le « climat d’omerta », les députés Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (LFI) ont déposé, mercredi 28 janvier 2026, une proposition de loi contre les violences et agressions sexuelles en milieu scolaire. Un texte qui arrive six mois après la fin de la commission d’enquête parlementaire dédiée à Bétharram, laquelle avait notamment conclu à un « défaut d’action » de l’ex-Premier ministre François Bayrou. La proposition de loi reprend une trentaine des recommandations du rapport publié en juillet par les députés. Outre la prévention des violences et le contrôle des établissements scolaires, la PPL ambitionne une forme de « reconnaissance solennelle par la Nation » des violences subies par les victimes, notamment via la création d’un fonds d’indemnisation contrôlé par l’Etat. La proposition a été reprise par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, qui annonce également la création d’un poste de « défenseur des droits des enfants ». Les collectifs de victimes soulignent, de leur côté, l’importance de la proposition : « Ce texte a le courage de demander à l’Etat d’affronter sa responsabilité », commente Constance Bertrand, porte-parole du collectif de Saint-Dominique de Neuilly-sur-Seine. « La proposition de loi va dans le bon sens et rappelle des choses fondamentales et pas encore appliquées », juge également Alain Esquerre, lanceur d’alerte à Bétharram. Cette nouvelle loi sera-t-elle suffisante pour mettre fin au fléau des violences scolaires ?


    Invités :

    - Paul Vannier, député « La France Insoumise » du Val-d’Oise

    - Clémence Badault, journaliste, co-autrice de « Le silence de Bétharram »

    - Wilfried Hulot, membre du collectif des victimes de Notre-Dame de Bétharram

    - Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP


    « Le mot du jour » : OMERTA par Mariette Darrigrand

    LA QUESTION QUI FÂCHE / Laits infantiles contaminés : à qui la faute ?


    Depuis le 5 janvier 2026, un grand nombre de lots de laits infantiles des marques Nestlé, Lactalis, Danone sont retirés des points de vente et rappelés, car impropres à la consommation. Ils sont suspectés d'être contaminés par une bactérie dangereuse, la toxine céréulide, pouvant provoquer des troubles digestifs sévères et soupçonnée d'être à l'origine de la mort de deux nourrissons à Angers et à Pessac. Jeudi 28 janvier, l’association européenne de consommateurs « Foodwatch » aux côtés de huit familles a porté plainte, accusant les industriels et le gouvernement de ne pas avoir agi à temps dans cette affaire. Selon les plaignants, les fabricants de laits infantiles ont tardé à rappeler les lots suspects. L'association dénonce « des faits particulièrement graves puisque ces laits contaminés à la toxine céréulide sont souvent destinés à des nourrissons de moins de six mois », souligne-t-elle dans un communiqué. Si des enquêtes sont en cours, certains éléments semblent indiquer que Nestlé, le premier fabricant concerné, avait été informé du risque de contamination dès le mois de décembre, soit plusieurs semaines avant le premier rappel de produits. Pendant ce temps, les lots de lait infantile suspects « ont été vendus dans le monde entier » et ont « exposé les bébés à un risque pour leur santé », ajoute « Foodwatch ». Comment expliquer un tel manque de réactivité dans la gestion de cette crise sanitaire ?


    Invités :

    - Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine

    - Olivia Detroyat, journaliste au « Figaro »

    - Karine Jacquemart, directrice générale de « Foodwatch », autrice de « Les dangers de notre alimentation » (Payot)


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  • Europe numérique : sous occupation américaine ? | Chaque voix compte - 28/01/2026
    Jan 29 2026

    À LA UNE / Europe numérique : sous occupation américaine ?


    Depuis le 20 août 2025, sanctionné par l’administration Trump pour avoir « autorisé l’émission de mandats d’arrêts contre le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou », le juge français à la Cour pénale internationale Nicolas Guillou s’est vu imposer la fermeture brutale de ses comptes auprès d’entreprises américaines, comme Amazon, Airbnb et Paypal. Pour Aurore Lalucq, eurodéputée et présidente de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, ces sanctions et le manque de moyens pour lutter contre leurs conséquences traduisent l’ampleur de la domination numérique de l’Union européenne par les États-Unis. Moyens de paiement, logiciels bureautiques, réseaux sociaux... les outils américains font partie intégrante du quotidien de Français et des Européens. Cette dépendance s'étend désormais à la dernière révolution numérique : l'intelligence artificielle. « Entre 2017 et 2023, 70 % des modèles d'IA fondamentaux ont été développés outre-Atlantique, laissant l'UE loin derrière dans la compétition mondiale », alertait en 2024, Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne (BCE). Ce dimanche 25 janvier le ministre de la Fonction publique, David Amiel, a martelé : « Nous devons sortir progressivement de la dépendance aux outils américains et plus globalement non-européens », annonçant la généralisation d'ici 2027 d'une solution de visioconférence « 100 % française » au sein de l'administration. Que faire pour réduire notre dépendance numérique vis-à-vis des États-Unis ?


    Invités :

    - Clara Chappaz, ambassadrice pour le numérique et l’intelligence artificielle

    - Alice Vitard, journaliste à « L’Usine digitale »

    - Camille Boulenguer, directrice de l’Observatoire géopolitique du numérique et des technologies émergentes de l’IRIS


    Chroniques :

    « Les off de Lou » : Jordan Bardella, Marion Maréchal : le grand rapprochement ? par Lou Fritel

    « Quelle histoire ! » : Quand Sébastien Lecornu boude la grand-messe par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il armer la police municipale ?


    Selon un sondage Odoxa publié le 16 décembre 2025, la sécurité et la lutte contre la délinquance est en tête des préoccupations des électeurs. Dans ce contexte, la dotation des policiers municipaux en armes à feu, une demande des agents eux-mêmes, fait débat. Si certains élus sollicitent un armement obligatoire en catégorie B (pistolet et revolver) pour les agents de police municipale, le gouvernement maintient la réglementation en l’état : c’est aux collectivités de décider de l’armement ou non de leurs agents de police municipale. Sur 28 000 policiers municipaux en France, 4 500 postes de policiers municipaux restent non pourvus de l’autorisation d’un port d’armes. « Avoir une arme à la ceinture pour faire des contrôles routiers la nuit, ça rassure », estime Stéphane Poupeau, policier municipal à Tours et Président du Syndicat national de la sécurité publique. L’arme accroit-elle la crédibilité et la légitimité des policiers municipaux ?


    Invités :

    - Romain Eskenazi, député socialiste du Val-d’Oise

    - Michaël Taverne, député « Rassemblement National » du Nord

    - Jean-Marie Godard, journaliste spécialiste des questions de sécurité, co-auteur de « Sécurité : notre bien commun » (éditions de l’Aube)


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  • Réseaux sociaux : la France déconnecte ses ados ! | Chaque voix compte - 27/01/2026
    Jan 28 2026

    À LA UNE / Réseaux sociaux : la France déconnecte ses ados !


    Après les travaux de la commission d’enquête parlementaire portant sur les effets néfastes de Tiktok sur les mineurs, les députés ont adopté, lundi 26 janvier, l’article phare de la proposition de loi interdisant l’accès à un service de réseau social fourni par une plateforme en ligne aux mineurs de moins de quinze ans. Le texte, porté par la députée « Ensemble pour le République » Laure Miller, et soutenu par le gouvernement, prévoit toutefois d’exclure de l'interdiction certaines plateformes éducatives : « les messageries privées interpersonnelles », comme WhatsApp, ne sont pas non plus concernées, a précisé Laure Miller. La proposition de loi devra maintenant être examinée au Sénat. Si elle est adoptée définitivement, la France deviendra le deuxième pays au monde à se doter d'une législation restrictive pour les mineurs, après l'Australie, qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre 2025. Emmanuel Macron, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat, a salué « une étape majeure ». Plusieurs députés ont toutefois estimé que des contournements par les mineurs seraient inévitables et durant les débats, le député LFI Arnaud Saint-Martin a dénoncé « une forme de paternalisme numérique » et une réponse « simpliste ». Alors que la législation européenne prévaut, comment cette interdiction peut-elle concrètement s’appliquer ?


    Invités :

    - Laure Miller, députée « Ensemble Pour la République » de la Marne

    - Professeur Amine Benyamina, addictologue, chef du service psychiatrie et addictologie à l'hôpital Paul-Brousse Villejuif

    - Delphine Sabattier, journaliste à « B Smart »

    - En visioconférence : Arnaud Ducoin, père de Pénélope


    Chronique :

    « La petite histoire dans la grande » : le moment Attal par Anna Cabana

    « Quelle histoire ! » : War Room : c’est moi le chef ! par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / ZFE : que cache le report du vote ?


    Lundi 26 janvier 2026, Le ministre des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a annoncé le report du vote sur la loi de simplification de la vie économique en raison du « blocage » persistant à l’Assemblée autour de la suppression controversée des zones à faibles émissions (ZFE), ces zones où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte. En juin 2025, à l’initiative du parti Les Républicains et du Rassemblement national, l’Assemblée nationale avait intégré la suppression des ZFE. Toutefois, en raison de l’opposition qui perdure au sein du camp présidentiel concernant la remise en cause totale de l’une des mesures phares du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, l’adoption du texte en l’état était en réalité incertaine. « Plutôt que d’envoyer un texte au casse-pipe à l’Assemblée nationale », le gouvernement va tenter de trouver un compromis en amont d’un vote définitif du texte, a justifié Laurent Panifous sur LCP. L’exécutif espère éviter la suppression sèche du dispositif sanitaire mis en place dans certaines métropoles en 2019 puis étendu en 2021, à Paris et à Lyon. Quels arbitrages ont motivés ce report ?


    Invités :

    - Anne-Laure Blin, députée « Droite Républicaine » du Maine-et-Loire

    - Julie Laernoes, députée « les écologistes » de Loire-Atlantique

    - Stéphanie Dépierre, journaliste LCP


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  • Crise internationale : êtes-vous inquiets ? | Chaque voix compte - 23/01/2026
    Jan 26 2026

    À LA UNE / Crise internationale : êtes-vous inquiets ?


    « On a commencé la semaine avec une forme d'escalade, des menaces d'invasions et des menaces tarifaires. Et nous sommes revenus à une situation qui me paraît beaucoup plus acceptable, même si nous restons vigilants » a déclaré Emmanuel Macron, jeudi 22 janvier 2026, à l'issue du forum économique de Davos. Avec la capture du Président vénézuélien par les Américains, le chantage de Donald Trump pour annexer le Groenland, ses menaces de surtaxes douanières à l'égard de certains pays européens, la suite de la guerre en Ukraine et les révoltes en Iran, ce début d’année 2026 est marqué par de fortes tensions diplomatiques, notamment entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Après une forme d'escalade, Donald Trump a finalement adopté un ton plus conciliant au forum économique de Davos, déclarant renoncer à une intervention militaire au Groenland. Revenant sur les derniers événements, la Présidente de la Commission de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré : « Nous avons suivi quatre principes clés : fermeté, ouverture, préparation et unité. Cette approche s’est avérée efficace, nous devons donc la maintenir à l’avenir ». De son côté, Emmanuel Macron, particulièrement ciblé par les attaques de Donald Trump, a renoncé à mettre en œuvre le bouclier anti-coercition mais le président français prévient : ces instruments pourraient être remis sur la table en cas de nouvelles menaces. Janvier 2026 marque-t-il un tournant majeur et historique dans les relations transatlantiques ? Des citoyens posent leurs questions aux eurodéputés.

    Invités :

    • Emma Rafowicz, députée européenne socialiste

    • Laurence Farreng, députée européenne « Renew »

    • Pierre-Romain Thionnet, député européen « Rassemblement National »

    • Marjorie Paillon, journaliste spécialiste de la politique américaine


    « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.

    Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.


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  • Donald Trump sur le Groenland : le revirement, et maintenant ? | Chaque voix compte - 22/01/2026
    Jan 23 2026

    À LA UNE / Donald Trump sur le Groenland : le revirement, et maintenant ?


    Après plusieurs semaines de menaces frontales, Donald Trump a finalement adopté un ton plus conciliant lors de son discours au Forum économique mondial de Davos, mercredi 21 janvier 2026. Le président américain a annoncé qu’il excluait désormais tout recours à la force pour concrétiser ses ambitions arctiques au Groenland et qu’il renonçait aux hausses des droits de douane visant les pays ayant déployé des forces militaires sur le territoire. Ce changement de cap serait le résultat d’un échange avec Mark Rutte, secrétaire général de l’Otan, au cours duquel aurait été esquissé le « cadre d’un futur accord » concernant ce territoire autonome danois. Si ces déclarations ont été accueillies avec soulagement en Europe, Copenhague évoquant des « messages positifs », les 27 ont néanmoins maintenu le sommet extraordinaire prévu à Bruxelles. Donald Trump a par ailleurs lancé un « Conseil de la paix » réunissant dix-huit pays, parmi lesquels Israël, l’Argentine, l’Égypte, le Maroc, les Émirats arabes unis et la Hongrie, présenté comme une organisation destinée à garantir une paix durable dans les régions en conflit. L’adhésion à ce conseil, appelée à concurrencer l’ONU, aurait coûté plus d’un milliard de dollars à chaque État membre pour l’obtention d’un siège. La désescalade annoncée par Donald Trump est-elle crédible ?


    Invités :

    - Natalia Pouzyreff, députée « Ensemble pour le République » des Yvelines

    - Richard Werly, correspondant France/Europe pour « Blick »

    - Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, essayiste


    Chroniques :

    « Les off de Lou » : le RN : MAGA ou pas ? par Lou Fritel

    « Quelle histoire ! » : les businessmen à la conquête de l’Elysée ? par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Police : légitime défense ou impunité ?


    Quelques jours après la mort d’El Hacen Diarra dans un commissariat parisien, les députés se penchent, jeudi 22 janvier, sur une proposition de loi du groupe « Droite Républicaine » qui prévoit d’instaurer une présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes qui font usage de la force dans l’exercice de leurs fonctions. Un texte que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, a dit soutenir à titre « personnel ». Si la proposition de loi était votée, les forces de l'ordre faisant usage de leur arme seraient donc considérées, a priori, comme étant en état de légitime défense, et donc protégées par la loi. Il s'agirait « d'un renversement de la charge de la preuve », imposant au ministère public de démontrer que l'agent n'était pas en position de légitime défense, et non à ce dernier de prouver qu'il l'était, résume le rapporteur du texte, Ian Boucard. Selon le politiste Paul Le Derff et l'économiste Simon Varaine « toute réforme qui affaiblit les contraintes juridiques pesant sur l’usage des armes par la police comporte un risque élevé d’augmentation du nombre de morts dans la population ». La légitime défense des policiers : protection légale nécessaire ou risque de dérive ?


    Invités :

    - Ian Boucard, député « Droite Républicaine » du Territoire de Belfort

    - Roger Vicot, député socialiste du Nord

    - Grégory Joron, secrétaire général du syndicat de police « Un1té »

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    1 hr and 6 mins
  • Donald Trump vs l’Union européenne : jusqu’où ira l’escalade ? | Chaque voix compte - 21/01/2026
    Jan 21 2026

    À LA UNE / Donald Trump vs l’Union européenne : jusqu’où ira l’escalade ?

    Pour forcer l’annexion du Groenland, le président américain a adressé un ultimatum aux huit pays européens solidaires du Danemark : des droits de douane de 10 % seront imposés dès le 1er février sur l’ensemble de leurs exportations vers les États-Unis, puis portés à 25 % le 1er juin en l’absence d’accord sur l’achat du Groenland. Mardi 20 janvier, Donald Trump a durci le ton en visant directement la France, menaçant d’instaurer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. Pilier de sa sécurité et de sa prospérité, la relation transatlantique devient toxique pour l’Europe. D’abord enclins au dialogue, les dirigeants européens durcissent désormais leur discours. Mercredi 21 janvier, Ursula von der Leyen a appelé à rompre avec la « prudence traditionnelle » face aux menaces américaines. Pour contrer l’offensive du président américain, l’Union européenne dispose de deux leviers : la riposte douanière ou l’instrument anti-coercition, qui permet d’imposer des sanctions économiques - une option évoquée par Emmanuel Macron le 18 janvier mais jamais utilisée. L’escalade autour du Groenland signe-t-elle l’échec de la stratégie d’apaisement européenne ?


    Invités :

    - Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint à l’OFCE

    - Jean-Dominique Giuliani, Président de la Fondation Robert Schuman

    - Thomas Gassilloud, député « Ensemble Pour la République » du Rhône

    - En visioconférence : Julien Duval-Leroy, Président du Champagne Duval-Leroy


    Chroniques :

    « Le mot du jour » : COERCITION par Mariette Darrigrand

    « Quelle histoire ! » : Lunettes d’Emmanuel Macron, l’art du camouflage par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / ZFE : a-t-on raison de les abandonner ?

    Plus d’un an et demi après sa présentation par Bruno Le Maire, alors ministre de l’Économie, le projet de loi de simplification de la vie économique a été débattu en commission mixte paritaire, mardi 20 janvier. L’un des points clés des négociations concernait l’avenir des zones à faibles émissions (ZFE), zones où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte. En juin, à l’initiative du parti Les Républicains et du Rassemblement national, l’Assemblée nationale avait intégré la suppression des ZFE. Malgré un compromis proposé par le rapporteur macroniste Stéphane Travert, qui prévoyait des aménagements à la main de la quasi-totalité des collectivités, la suppression des ZFE a été actée par la commission mixte paritaire. Cette décision hautement polémique doit encore être validée par les deux chambres et suscite la colère des défenseurs de l’environnement, tandis que la droite et l’extrême droite revendiquent une victoire politique. L’écologie est-elle sacrifiée sur l’autel de la simplification économique ?


    Invités :

    - Pierre Meurin, député « Rassemblement National » du Gard

    - François de Rugy, ancien ministre « Renaissance » de l’écologie

    - Christine Arrighi, députée « les écologistes » de Haute-Garonne

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  • Budget : le recours au 49.3, un aveu d’échec ? | Chaque voix compte - 20/01/2026
    Jan 20 2026

    À LA UNE / Budget : le recours au 49.3, un aveu d’échec ?

    Après trois mois de discussions, le marathon budgétaire touche à sa fin. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a décidé d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026, malgré sa promesse, formulée le 3 octobre 2025, de ne pas recourir à cette procédure. Après l’échec de la première lecture en décembre et l’impossibilité de dégager une majorité en janvier, il ne restait au gouvernement que deux options : les ordonnances budgétaires ou le 49.3. Il a finalement choisi cette seconde option, que la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, a qualifiée de « plus démocratique et plus respectueuse du Parlement ». Mardi 20 janvier 2026, dès la reprise des discussions, le Premier ministre a engagé sa responsabilité sur un texte qui a pour objectif de contenir le déficit à 5% du PIB et qui intègre les accords conclus avec les groupes politiques ayant accepté la négociation, notamment les socialistes. Trois recours au 49.3 seront nécessaires : sur la partie des recettes, des dépenses et sur le texte global. Cette démarche gouvernementale a déclenché le dépôt de deux motions de censure, par le Rassemblement national et par La France insoumise. Sans le soutien des socialistes, elles ne devraient pas être adoptées. Selon le calendrier prévu, le budget pourrait être définitivement promulgué mi-février. Sébastien Lecornu a-t-il acté le sursis de son gouvernement ?


    Invités :

    - Michel Picon, Président de l’U2P (Union des entreprises de proximité)

    - Stéphanie Dépierre, journaliste LCP

    - Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste, maîtresse de conférences à l’université de Rouen, enseignante à Sciences Po


    Chroniques :

    « Le chiffre du jour » : Budget, la facture des concessions par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » : Donald Trump et les SMS, la fin du secret diplomatique ? par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Méthode Lecornu : « semi-échec » ou « semi-succès » ?

    « C’est un semi-succès et un semi-échec » a déclaré Sébastien Lecornu, lundi 19 janvier 2026, après avoir annoncé un recours au 49.3 pour l’adoption du texte sur le budget. Après près de trois mois de débats, des centaines d’heures de travail et de multiples négociations, le projet de loi de finances sera finalement instauré sans vote. Alors que le budget de la Sécurité sociale avait pu être adopté à l’issue d’une procédure parlementaire classique, le gouvernement s’est heurté aux blocages des oppositions et à l’impossibilité de satisfaire une majorité de députés. Ce recours au 49.3 déclenche mécaniquement le dépôt de motions de censure : l’une souhaitée par La France insoumise et l’autre, par le Rassemblement national. Le risque de censure demeure toutefois limité : ces oppositions ne disposent pas, à elles seules, des voix nécessaires pour renverser le gouvernement. Tout dépend désormais des positions intermédiaires, en particulier de celle du Parti socialiste. Son chef de file, Boris Vallaud, estime que « les conditions sont réunies » pour ne pas censurer. Le gouvernement a ainsi accordé plusieurs concessions au parti à la rose, dont une revalorisation d’environ 50 euros de la prime d’activité pour trois millions de ménages modestes et le maintien d’une surtaxe sur les grandes entreprises. Ces arbitrages traduisent un budget façonné sous forte contrainte politique, au prix de critiques dénonçant un « budget de survie ». À l’Assemblée, le recours répété au 49.3 alimente tensions et lassitude, symbole d’une Ve République fragilisée par l’absence chronique de majorité. Quelles conséquences pour le parlementarisme ?


    Invités :

    - Philippe Lottiaux, député « Rassemblement National » du Var

    - Sophie Pantel, députée socialiste de Lozère

    - François Jolivet, député « Horizons & indépendants » de l’Indre

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    1 hr and 6 mins
  • Téléphone portable : l’ennemi des familles ? | Chaque voix compte - 16/01/2026
    Jan 16 2026

    À LA UNE / Téléphone portable : l’ennemi des familles ?


    Dans ses vœux 2026 aux Français, Emmanuel Macron a fait de l’usage des téléphones portables et de l’accès aux réseaux sociaux pour les jeunes « une action prioritaire ». Il a notamment incité le Parlement à en débattre « en urgence », si bien que deux propositions de lois sur ce sujet sont en discussion : l’une à l’initiative de Laure Miller, députée « Ensemble pour la République », et l’autre portée par la sénatrice "Les Républicains", Agnès Evren. Ces textes viennent s’ajouter à un projet de loi gouvernemental encouragé par les résultats de la Commission d’enquête sur les effets néfastes de Tiktok sur les mineurs. Celui-ci prévoit d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et de bannir le téléphone portable dans les lycées. Si certains professeurs y sont favorables, mettant en avant les effets bénéfiques sur la concentration des élèves, des syndicats enseignants questionnent l’applicabilité de la mesure, argumentant qu’il « s’agirait une transposition abusive de ce qui existe déjà au collège » auprès d’une population de jeunes parfois majeurs. Les téléphones portables occupent aussi bon nombre de conversations dans la sphère familiale. Selon l’ANSES, les adolescents âgés de 15 à 17 ans passent en moyenne 4 heures par jour sur leur smartphone. Or, les parents et les neurologues constatent les effets néfastes de la surexposition aux écrans : une baisse d'attention chez les enfants, des difficultés à s'endormir, des réactions plus impulsives, une difficulté accrue à se concentrer, etc. Comment gérer les enfants qui ne parviennent pas à décrocher de leur téléphone ?

    Invités :

    • Pouria Amirshahi, député écologiste de Paris

    • Isabelle Rauch, députée « Horizons et indépendants » de Moselle

    • Professeur Amine Benyamina, psychiatre, addictologue, chef du service psychiatrie et addictologie à l’hôpital Paul-Brousse Villejuif

    • Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne

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