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Tour du monde des correspondants

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By: RFI
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Les correspondants de RFI sur les cinq continents nous font vivre chaque samedi les faits les plus saillants de leur région. De Tokyo à Washington, de Copenhague à Johannesbourg, en passant par Téhéran, Bamako, Pékin, Moscou… RFI vous fait voyager et vous informe sur le quotidien des populations du monde.France Médias Monde Politics & Government
Episodes
  • Canicules, vagues de chaleur: quelles solutions ?
    Jun 28 2026

    La canicule s'installe en Europe, fait encore étouffer la France et se déplace vers l'est, avec son lot de questions sur les manières de composer avec une vie au-dessus de 40 degrés. C'est le sujet de notre tour du monde des correspondants, avec des éléments de réponse depuis Vienne, New Delhi et Abidjan.

    Après la France et l’Espagne, la canicule en Europe se déplace vers l’est et frappe maintenant de plein fouet l’Europe centrale. À Vienne, notre correspondante Céline Béal décrit une situation critique : les températures atteignent 39 à 40 degrés, et l’alerte est au niveau maximal ce week-end en Autriche, avec un accent particulier sur la capitale jusqu’à lundi. Dans ce contexte, une question se pose : comment la population se prépare-t-elle à cette vague de chaleur extrême ? Assiste-t-on à une ruée sur les climatiseurs pour tenter de trouver un peu de répit ?

    En Côte d’Ivoire, où les températures ressenties dépassent les 35 degrés pendant huit mois de l’année, la climatisation fait déjà partie intégrante du paysage urbain. À Abidjan, notre correspondant Benoît Almeras observe que ces équipements sont devenus indispensables pour vivre et travailler dans des conditions acceptables.

    Enfin, en Inde, bien avant l’invention de la climatisation, les bâtisseurs avaient développé des techniques ingénieuses pour vivre avec la chaleur. Notre correspondant Abdoolah Earally explique que certains architectes tentent de remettre cet héritage au goût du jour, cherchant des solutions durables pour s’adapter à des températures toujours plus élevées.

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    4 mins
  • Les défis des musées ethnographiques à travers le monde
    Jun 21 2026

    Le musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris célèbre ses 20 ans. Cet établissement, qui abrite des milliers d’objets en lien avec les civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, est ce qu'on appelle un musée ethnographique. Il en existe aussi dans d’autres pays. Chacun a sa façon de faire face aux controverses. Et c’est ce que nous allons voir avec nos correspondants à travers le monde.

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    5 mins
  • À travers le monde, la nudité est culturelle: un corps, mille regards
    Jun 14 2026
    Des cyclistes tout nus dans les rues de Londres ce dimanche matin pour un défilé écologiste… Ils entendent ainsi dénoncer la place de la voiture dans la ville et la vulnérabilité des deux-roues. Le World Naked Bike Ride se veut écologiste mais revendique également la nudité comme un geste de liberté. La nudité justement n'a pas la même signification selon les cultures. Le corps nu peut donc être – quand il est autorisé ou toléré – un acte militant, mais aussi une pratique de loisirs parfaitement banalisée, ou encore un héritage culturel. C'est le tour du monde des correspondants que nous vous proposons cette semaine. Louis de Funès aurait pu tourner une version allemande du Gendarme de Saint-Tropez. Car outre-Rhin les nudistes ne s’ébattent pas seulement dans des lieux discrets mais bronzent en plein centre-ville dans un parc au soleil. Les touristes pudibonds se frottent les yeux et se demandent où est la caméra cachée. L’explication tient en trois lettres, FKK ou « Freikörperkultur ». Cette culture du corps libre se développe à la fin du XIXᵉ siècle. L’industrialisation va de pair avec le développement d’un habitat urbain où les conditions d’hygiène laissent à désirer. Retrouver le lien avec la nature dans le plus simple appareil doit fortifier les corps, mais c’est au-delà une philosophie de vie. Des associations se créent, des lieux pour les nudistes au bord de la mer notamment se développent. Mais aujourd’hui, les nudistes convaincus ont pris de la bouteille. La tradition de naturisme vieillit. Les plus jeunes boudent les clubs FKK et les sections des plages où les maillots de bain sont proscrits. À lire aussiAllemagne: nudisme et naturisme passent de mode « L’élite japonaise fit de ces fêtes des corps nus des rites honteux » Au Japon, la nudité n'est rien de plus naturel ! Selon les mythes fondateurs du Japon, c’est par une danse érotique que les dieux firent sortir de sa grotte la déesse du soleil qui s’y était retirée, plongeant le monde dans l’obscurité. On dit qu'à l’origine les « onsen », en français « des bains thermaux », furent des lieux sacrés du culte shinto dispensant l’eau chaude des dieux. La pratique de purifier le corps s’y développa. Le Japon est le pays des « fêtes des corps nus », des « onsen » où la nudité est obligatoire ; des lutteurs de sumo dont seules les parties intimes sont dissimulées. La nudité au Japon s’inscrit dans des rites de purification liés au Shinto, la religion première des Japonais qui vénère la nature sous toutes ses formes. Une petite serviette sert à protéger sa pudeur. Les « fêtes des corps nus » rassemblent, en hiver, dans des temples, des centaines d’hommes grelottant, revêtus d’un simple cache-sexe. Les femmes ne sont plus exclues de ces rites parfois millénaires. Pour l’écrivain Yukio Mishima, ces fêtes sacrées de la nudité reflètent la croyance ancienne selon laquelle « l’homme est pur et sacré ». Mishima voyait dans ces fêtes un refus du Japon de capituler devant les conceptions occidentales de la nudité. En s’ouvrant sur l’Occident, « l’élite japonaise fit de ces fêtes des corps nus des rites honteux qu’il fallait cacher aux étrangers comme si le Japon souffrait d’un complexe de non-culpabilité de la nudité », ajoute Mishima. La nudité au Japon se découvre toujours sans les inhibitions chrétiennes sur le corps. En Inde, le nudisme est une tradition spirituelle millénaire L'Inde, un pays où, comme au Japon, la nudité n’est ni une provocation politique, ni une revendication individuelle. Mais une réalité du sacré… Voyageons à Prayagraj. Pour les hindous, cette ville du Nord située au confluent du Gange et de la Yamuna est considérée parmi les lieux les plus sacrés du pays. Pour l'étranger de passage, la nudité des Naga Sadhus est souvent un choc visuel. On associe ces moines à une forme d'excentricité radicale, surtout lors du gigantesque festival du Kumbh Mela. Pourtant, pour les Indiens, cette pratique appelée Digambara (littéralement vêtu de ciel) s'inscrit dans une tradition spirituelle millénaire. Pour ceux qui la suivent, il relève d'un détachement absolu. Le vêtement étant un marqueur social particulièrement fort en Inde, s'en défaire revient à abandonner volontairement son identité civile, son statut et sa place dans la hiérarchie sociale. Le corps des ascètes, recouvert de bhasma, cendres considérées sacrées, symbolise alors le triomphe de l'esprit sur la matière et la mort sociale du sadhu. Croisés jusque dans les villes, ces moines sans le moindre habit peuvent déranger, mais ils demeurent une réalité spirituelle largement acceptée en Inde. À lire aussiLes dessous du naturisme
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