Episodes

  • "Je suis née à 30 ans" Survivre à l'esclavagisme moderne et briser le silence
    Jun 25 2026

    Placée en famille d'accueil dès son plus jeune âge, Lily a subi le pire : travaux forcés, violences et abus sexuels sous couvert d'une main-d'œuvre gratuite. Protégée par une amnésie traumatique, ce n'est qu'à 30 ans, au moment de sa grossesse, que ses souvenirs refont surface.

    Aujourd'hui, elle brise le silence dans Rebelle pour livrer un témoignage puissant de résilience et expliquer comment elle transforme son passé en un combat pour protéger et aider les jeunes victimes.

    ⚠️ Avertissement : Cet épisode aborde des sujets sensibles (maltraitance infantile, agressions sexuelles, dépression).

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    19 mins
  • Sylvain, instituteur tatoué des pieds à la tête : "Vivez vos rêves à fond"
    Jun 18 2026

    Des salles de classe aux plateaux de tournage, Sylvain assume son corps à 100%. Victime d'une tentative de censure qui a propulsé sa carrière, il livre un témoignage puissant sur la tolérance, le dépassement du jugement et l'importance de vivre ses passions sans aucun regret.


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    11 mins
  • Elle a perdu son conjoint et ses trois enfants en une nuit
    Jun 12 2026

    Nathalie Mohamed pensait rentrer chez elle comme n'importe quel soir. Elle s'est réveillée à un appel téléphonique qui a tout changé. Dans cet épisode de Rebelle, elle raconte l'accident qui lui a tout pris, le combat juridique pour enterrer sa famille ensemble, et ce que ça fait de tenir sa fille dans ses bras en sachant qu'elle part. Un témoignage brut sur le deuil, la trahison, et le courage de prendre la parole quand tout le monde préférerait qu'on se taise.

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    12 mins
  • À 16 Ans, Elle Survit À Une Brûlure Au 3ème Degré
    May 28 2026

    Découvrez le témoignage poignant de Julie Bourges alias Douze Février, une femme qui a trouvé la force de s’assumer après un accident tragique qui l’a laissée grande brûlée. Dans cette vidéo, elle raconte avec sincérité et émotion ce qui lui est arrivé, le choc de son accident, lors d'un carnaval son déguisement a prit feu, s'en est suivi plusieurs mois dans le coma. Les épreuves qu’elle a traversées: la découverte de son corps après son réveil, la réaction de son entourage et son long chemin vers l’acceptation. . Elle partage son combat contre la douleur physique et le regard des autres, mais aussi comment elle a transformé son histoire en un message puissant de résilience et d’acceptation de soi.

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    14 mins
  • Je Suis Née Sans Bras, Voici Comment J'ai Appris A Vivre.
    May 21 2026

    Elle est née sans bras, mais son courage, sa détermination et sa force intérieure lui ont permis de surmonter chaque défi avec une résilience incroyable.Son témoignage authentique est une véritable leçon de vie sur l'acceptation, la différence, et le dépassement de soi. Sarah nous rappelle avec douceur et puissance que le handicap ne définit jamais une personne.

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    17 mins
  • Fabienne : Malvoyante Sans Que Personne Ne S’en Aperçoive
    May 14 2026

    Depuis son enfance, Fabienne a peu à peu perdu la vision, sans que son entourage ne s'aperçoive de ses difficultés grandissantes. Aujourd'hui, elle raconte son parcours courageux, comment elle a vécu ces moments dans l’ombre, et comment elle a réussi à trouver la lumière dans sa vie malgré son handicap.

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    21 mins
  • J’ai Survécu Au Bataclan : Mon Visage, Ma Bataille
    May 7 2026

    Je m'appelle Gaëlle. Le 13 novembre 2015, ma vie a basculé.

    Ce soir-là, j’étais au Bataclan, salle de concert parisienne devenue symbole de l’horreur. Je suis venue avec mon compagnon, Mathieu, pour assister à un concert de metal, une passion que nous partagions. L’ambiance était électrique, festive. Puis le chaos. Des coups de feu. Des cris. L’incompréhension. Et le sang.
    J’ai reçu une balle de Kalachnikov dans la partie gauche de mon visage. Toute ma mâchoire a été arrachée. Je ne comprenais pas tout sur le moment. Mon corps est tombé au sol avec la foule. Quand j’ai ouvert les yeux, j’étais encore vivante, mais mon visage… n’était plus là. J’ai également été touchée au cou. Par réflexe, je m’étais protégée avec mon bras. Mon compagnon, lui, ne s’est pas relevé.
    Je suis sortie seule du Bataclan, avant l’assaut final. Quelques minutes plus tard et je ne serais sans doute plus là pour raconter cette histoire.
    Transportée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, j’ai subi deux opérations d’urgence la nuit même. Mais ce n’était que le début d’un très long chemin. En janvier 2016, j’ai subi une reconstruction majeure. Les chirurgiens m’ont prélevé le péroné – un os de ma jambe – pour me reconstruire la mâchoire. Depuis, j’ai vécu plus de 40 opérations, et ce n’est pas encore terminé. Mais le plus dur n’est pas toujours médical. C’est aussi psychologique, intime, social. Me voir pour la première fois dans un miroir, quelques jours après, fut un choc. Mon premier réflexe a été de me dire : « C’est fini. Je suis foutue. » Mais malgré cette douleur brute, quelque chose en moi refusait d’abandonner. Une étincelle de vie. Le deuil de mon compagnon, le deuil de mon ancien visage, de mon insouciance, tout cela ne se fait pas en ligne droite. Je ne crois pas qu’on “fasse le deuil”. Je pense qu’on apprend à vivre avec. Avec les absents, avec les cicatrices, avec l’invisible. I
    l y a celles qu’on voit, mes cicatrices physiques, visibles sur mon visage. Et puis il y a toutes les autres, celles qu’on ne voit pas. Le traumatisme, les douleurs fantômes, les nuits sans sommeil, les questions sans réponses. Mais aussi la peur de sortir, de croiser le regard de l’autre.
    Car oui, chaque fois que je rencontre une nouvelle personne, il y a ce moment de flottement. Un regard qui s’attarde, une question dans les yeux. Ce n’est pas forcément de la malveillance. Souvent, c’est juste de la surprise, de l’inconfort. Et moi, j’ai appris à y répondre avec calme. Et parfois, même avec humour. Pendant longtemps, j’ai voulu cacher. Avec du maquillage, avec des vêtements, avec un masque. Ironie du sort, je portais un masque bien avant que le monde entier ne le fasse. Il était ma carapace, mon bouclier. Mais un jour, j’ai décidé de l’enlever. Parce que plus je cachais, plus j’étais prisonnière. Et moins je vivais. Alors j’ai fait le choix de la vie. De sortir, de parler, d’aimer. Parce que se refermer, c’est mourir à petit feu. J’ai 40 ans aujourd’hui. Et je me dis que si je restais enfermée chez moi à cause de ce qu’on voit sur mon visage, ma vie serait triste. Et pourtant, ma vie est tout sauf triste.
    Elle est belle, intense, imparfaite, mais pleine. Elle vaut la peine d’être vécue.
    Aujourd’hui, je témoigne. Pas pour choquer. Pas pour attirer la pitié. Mais pour montrer que la résilience existe. Qu’on peut se reconstruire. Que la beauté ne se limite pas à l’apparence. Que le courage, ce n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever encore et encore.

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    5 mins
  • Violences Conjugales, Féminicide : La Police N’a Rien Fait!
    Apr 30 2026

    Ma sœur est morte après avoir demandé de l’aide.

    Elle était en danger, menacée de mort par son mari. La veille de sa mort, elle s’était rendue à la préfecture avec notre mère pour dénoncer les violences qu’elle subissait.

    On lui avait conseillé d’aller directement au commissariat central pour déposer plainte. Là-bas, elle avait tout expliqué à un officier, lui tendant la lettre où elle dénonçait explicitement les menaces de mort. Cet officier l’a simplement renvoyée vers un commissariat de quartier sans même enregistrer sa plainte.

    Elle lui a dit "Et s’il m’arrive quelque chose ?", et il a répondu avec un cynisme glaçant : "Vous direz que c’est la faute de la police."

    Le lendemain, elle était morte. Assassinée par celui qu’elle voulait fuir.

    Ce drame atroce a détruit ma famille. Ma mère a failli mourir en essayant de la retrouver. Elle a été attaquée à coups de marteau, frappée, poignardée. C’est un miracle qu’elle ait survécu. Je n’ai appris la mort de ma sœur qu’à travers des rumeurs, sans même que ma famille n’ose me le dire directement. J’étais enceinte, j’avais mes enfants avec moi, je me suis effondrée en hurlant. J’ai passé des heures à répéter son nom, incapable d’accepter cette réalité.

    Mais ce qui m’a le plus révoltée, c’est qu’après ce féminicide, personne ne semblait vouloir assumer la responsabilité de l’État. La police n’a pas pris sa plainte au sérieux. La justice a traîné des années pour reconnaître sa faute. J’ai dû me battre, seule, contre l’administration : j’ai appelé chaque semaine pendant deux ans et demi le tribunal pour relancer le dossier, j’ai écrit à tous les ministères. J’ai découvert qu’il n’y avait même pas de trace officielle de la plainte initiale, malgré le numéro que l’on me donnait. Comme si on avait voulu enterrer son histoire, comme si on se moquait de sa mort.

    J’ai poursuivi l’État pour faute lourde. J’ai multiplié les démarches, affronté des refus, des blocages, des transferts de dossier entre le pénal, l’administratif et le civil. J’avais l’impression qu’on se passait sa mort comme une patate chaude, parce que personne ne voulait être celui qui prononcerait la condamnation de l’État. Mais je n’ai jamais lâché.

    En 2021, j’ai enfin obtenu la reconnaissance officielle : l’État condamné pour faute lourde et dysfonctionnement de la justice.Mais cette victoire est amère. Parce qu’à ce jour, je ne connais même pas le nom de l’officier qui l’a laissée repartir. Parce qu’il reste toujours ce vide, ce morceau manquant dans le puzzle. Parce que rien ne pourra me rendre ma sœur.

    Après la condamnation, j’ai décidé d’agir. J’ai créé mon association pour aider les victimes de violences conjugales et intrafamiliales. J’ai découvert l’ampleur vertigineuse de ce fléau : des centaines de femmes ignorées, dissuadées de porter plainte, menacées en silence. J’ai pris chaque histoire comme si c’était celle de ma sœur. Je voulais toutes les sauver, parfois au prix de ma santé, de mes nuits blanches, de mon équilibre. J’ai compris qu’il fallait apprendre à me protéger pour mieux les aider. J’ai suivi une thérapie, j’ai travaillé sur mes émotions, j’ai appris à être présente sans me sacrifier entièrement.

    Aujourd’hui, je continue ce combat.

    Je veux porter la voix de ma sœur et de toutes celles qui ne peuvent plus parler. Je demande aux décideurs politiques d’entendre la réalité du terrain, d’écouter les associations et surtout les victimes elles-mêmes.

    Si vous êtes victime de violences, sachez que vous n’êtes pas seules. Parlez. Faites-vous aider. Brisez le silence : il peut vous sauver la vie. Il existe des associations, des professionnels, des proches prêts à vous tendre la main. Vous n’êtes pas responsables des violences que vous subissez. Vous avez le droit d’être en sécurité, le droit d’être crues, le droit de vivre.

    Moi je vous crois. Et je continuerai à me battre pour vous, en mémoire de ma sœur et pour toutes les autres

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    14 mins