Episodes

  • Guillaume Apollinaire - Poèmes à Lou - Nîmes, le 12 janvier 1915
    May 21 2026

    Nouvel épisode de poèmes à vous !


    Guillaume Apollinaire - Poèmes à Lou - Nîmes, le 12 janvier 1915


    Mon Lou

    je veux te reparler maintenant de l’Amour

    Il monte dans mon cœur comme le soleil sur le jour

    Et soleil il agite ses rayons comme des fouets

    Pour activer nos âmes et les lier

    Mon amour c’est seulement ton bonheur

    Et ton bonheur c’est seulement ma volonté

    Ton amour doit être passionné de douleur

    Ma volonté se confond avec ton désir et ta beauté

    Ah ! Ah ! te revoilà devant moi toute nue

    Captive adorée toi la dernière venue

    Tes seins ont le goût pâle des kakis et des figues de Barbarie

    Hanches fruits confits je les aime ma chérie

    L’écume de la mer dont naquit la déesse

    Évoque celle-là qui naît de ma caresse

    Si tu marches

    Splendeur tes yeux ont le luisant

    D’un sabre au doux regard prêt à se teindre de sang

    Si tu te couches

    Douceur tu deviens mon orgie

    Et le mets savoureux de notre liturgie

    Si tu te courbes

    Ardeur comme une flamme au vent

    Des atteintes du feu jamais rien n’est décevant

    Je flambe dans ta flamme et suis de ton amour

    Le phénix qui se meurt et renaît chaque jour

    Chaque jour

    Mon amour

    Va vers toi ma chérie

    Comme un tramway

    Il grince et crie

    Sur les rails où je vais

    La nuit m’envoie ses violettes

    Reçois-les car je te les jette

    Le soleil est mort doucement

    Comme est mort l’ancien roman

    De nos fausses amours passées

    Les violettes sont tressées

    Si d’or te couronnait le jour

    La nuit t’enguirlande à son tour


    Musique : Je te veux - Erik Satie


    Montage son : Damien Patou


    Mail : baptiste.bordet@hotmail.fr


    Instagram : @bordetbaptiste


    YouTube : @baptiste-bordet


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    3 mins
  • 13 février 1950 - Albert Camus à Maria Casarès - Correspondance
    Mar 14 2026

    Pour cet épisode j’ai le plaisir de vous lire une nouvelle lettre de Albert Camus destiné à Maria Casarès, écrite le 13 février 1950


    De 1944 à 1959, ses deux êtres ont partagé une correspondance privé empli de douceur, de sincérité, de doute, de joies, de peine, de confiance et de bienveillance…tout ce qui fait une grande histoire d’amour ?


    Je vous souhaite de découvrir ses lettres, leurs mots sont de beaux refuges, leur amour porteur d’espoir


    Montage son : Damien Patou


    Contact : baptiste.bordet@hotmail.fr


    Instagram : @bordetbaptiste

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    3 mins
  • Février
    Feb 3 2026

    Nouvel épisode de poèmes à vous !


    Parfois, j’ose vous partager des poèmes écrits de ma main.


    C’est le cas de l’épisode du jour avec « Février », que je suis très heureux de vous partager.


    J’écris « heureux » car je déclame ce poème sur une chanson, « Always Lost », écrite et interprétée par ma maman, l’artiste Grazzia Giu.


    Une chanson que vous pouvez retrouver sur son album « Pretend ».


    Un clip du poème est disponible sur ma chaîne YouTube : @baptiste-bordet


    Ou sur ma page Instagram : @bordetbaptiste


    Belle écoute et à bientôt pour un nouvel

    épisode !

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    3 mins
  • La conscience - Victor Hugo - La légende des siècles
    Dec 12 2025

    Nouvel épisode de poèmes à vous !


    Caïn, l’aîné, et Abel, tous deux fils d’Adam et Ève, voyaient leurs chemins se distinguer : Caïn travaillait la terre comme cultivateur, tandis que son frère Abel était berger. Ils offrirent chacun un sacrifice à Dieu, mais celui-ci accorda sa faveur à l’offrande d’Abel plutôt qu’à celle de Caïn. Rongé par la jalousie, Caïn tua son frère. En conséquence, Dieu le condamna à vivre dans l’errance.


    Victor Hugo, dans son magnifique poème « La Conscience », nous plonge alors au plus profond de l’âme de Caïn… et de sa conscience.


    Ingénieur du son : Damien Patou


    Contact :

    Mail - baptiste.bordet@hotmail.fr

    Instagram - @bordetbaptiste

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    6 mins
  • Le Pont Mirabeau - Guillaume Apollinaire - Alcools, 1913
    Nov 28 2025

    Nouvel épisode de Poèmes à vous !


    Le Pont Mirabeau - Guillaume Apollinaire - Alcools, 1913


    Sous le pont Mirabeau coule la Seine

    Et nos amours

    Faut-il qu’il m’en souvienne

    La joie venait toujours après la peine

    Vienne la nuit sonne l’heure

    Les jours s’en vont je demeure

    Les mains dans les mains restons face à face

    Tandis que sous

    Le pont de nos bras passe

    Des éternels regards l’onde si lasse

    Vienne la nuit sonne l’heure

    Les jours s’en vont je demeure

    L’amour s’en va comme cette eau courante

    L’amour s’en va

    Comme la vie est lente

    Et comme l’Espérance est violente

    Vienne la nuit sonne l’heure

    Les jours s’en vont je demeure

    Passent les jours et passent les semaines

    Ni temps passé

    Ni les amours reviennent

    Sous le pont Mirabeau coule la Seine

    Vienne la nuit sonne l’heure

    Les jours s’en vont je demeure


    Photo : Le Pont Mirabeau - P. Narmuse, edit , Paris


    Musique : Chopin - Prélude No. 4 in E minor op 28


    Ingénieur du son : Damien Patou


    Mail : baptiste.bordet@hotmail.fr


    Instagram : @bordetbaptiste

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    2 mins
  • L’Horloge - Charles Baudelaire - Les fleurs du mal
    Nov 21 2025

    Nouvel épisode de poèmes à vous !


    L’Horloge - Charles Baudelaire - Les fleurs du mal


    Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : » Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

    Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

    Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

    Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !

    Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

    Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! »


    Musique : Jean Sébastien Bach - The Well - tempered Clavier : Book 1, 1. Prelude C Major, BWV 846


    Tableau : Dalí - La persistance de la mémoire


    Belle écoute 😘






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    2 mins
  • La mort du loup - Alfred de Vigny - Les Destinées - 1864
    Nov 12 2025

    Nouvel épisode de Poèmes à vous !


    La mort du loup - Alfred de Vigny - Les Destinées - 1864


    Monteur son : Damien Patoux


    Tableau : Frederic Remington - Moonlight Wolf


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    7 mins
  • Je t’aime - Paul Éluard
    Jul 8 2025

    Nouvel épisode de Poèmes à vous !


    Je t’aime - Paul Éluard


    Je t’aime pour toutes les femmes

    Que je n’ai pas connues

    Je t’aime pour tout le temps

    Où je n’ai pas vécu

    Pour l’odeur du grand large

    Et l’odeur du pain chaud

    Pour la neige qui fond

    Pour les premières fleurs

    Pour les animaux purs

    Que l’homme n’effraie pas

    Je t’aime pour aimer

    Je t’aime pour toutes les femmes

    Que je n’aime pas


    Qui me reflète sinon toi-même

    Je me vois si peu

    Sans toi je ne vois rien

    Qu’une étendue déserte

    Entre autrefois et aujourd’hui

    Il y a eu toutes ces morts

    Que j’ai franchies

    Sur de la paille

    Je n’ai pas pu percer

    Le mur de mon miroir

    Il m’a fallu apprendre

    Mot par mot la vie

    Comme on oublie


    Je t’aime pour ta sagesse

    Qui n’est pas la mienne

    Pour la santé je t’aime

    Contre tout ce qui n’est qu’illusion

    Pour ce cœur immortel

    Que je ne détiens pas

    Que tu crois être le doute

    Et tu n’es que raison

    Tu es le grand soleil

    Qui me monte à la tête

    Quand je suis sûr de moi

    Quand je suis sûr de moi


    Tu es le grand soleil

    Qui me monte à la tête

    Quand je suis sûr de moi

    Quand je suis sûr de moi


    Paul Eluard


    Musique : Le carnaval des animaux - Le Cygne - Camille Saint-Saëns


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    3 mins