LA IMMERSION #4 : L'introspection californienne et la loi des forces bilatérales
Quatrième épisode et clôture du premier bloc vlog de LA IMMERSION. Un épisode plus contemplatif que les précédents, enregistré de nuit sur le retour de Venice depuis The Grove, où je vous emmène dans trois grandes réflexions qui me travaillent depuis le début de ce voyage.
D'abord, une observation sur l'environnement urbain et l'introspection. Je me suis rendu compte à quel point Los Angeles, contrairement à ce qu'on pourrait croire d'une mégalopole, est une ville qui inspire et autorise la pensée. Entre les longs trajets en voiture, les fronts de mer de Venice, Santa Monica et Marina del Rey, les collines de Hollywood, le côté village de Los Feliz, il y a partout cette respiration que Paris n'offre pas, et que la province française a, mais sans l'énergie de l'action. Et je pense que c'est précisément ce mix entre temps de respiration et temps d'action qui explique pourquoi l'industrie américaine rayonne autant.
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Et comme je le dis dans l'épisode, vos témoignages me touchent profondément. Continuez à m'écrire sur LinkedIn ou par mail, je lis tout, et ça nourrit directement la suite du podcast.
Ensuite, je reprends ma réflexion sur le lien de cause à effet (que j'avais initiée dans l'épisode 3). Les Américains, je trouve, sont beaucoup plus connectés que nous à cette logique. C'est aussi ce qui fait la qualité de leur business : follow-up impeccable, actions concrètes, peu de blabla d'analyse paralysante. Je rapproche aussi cette idée du karma dans le bouddhisme, et je vous partage une citation de Jung qui m'a marqué : "la magie, c'est l'âme qui agit". Quand on creuse les choses qui arrivent aux gens, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, on finit toujours par retrouver une chaîne d'actions ou d'inactions précises.
Je vous lis aussi la synthèse des témoignages d'auditeurs que je reçois en ce moment, et qui forment un pattern frappant : "grâce à ton podcast, je me suis remis en action, j'ai structuré, j'ai des résultats". C'est exactement le mouvement que je décris.
Et la dernière partie, sans doute la plus dense, c'est le concept de force bilatérale. Je crois de plus en plus que pour qu'une chose s'inscrive dans le réel, que ce soit une relation pro, un projet, un partenariat, il faut que les forces viennent des deux côtés. Vous ne pouvez pas être la seule personne qui pousse. Je vous explique pourquoi c'est la clé pour comprendre que démarcher frontalement un music supervisor, un décideur Netflix, Amazon, HBO ou Spotify échoue souvent. Et je vous partage mon propre cheminement : pendant des années, mes tentatives de contact avec ces gens ont majoritairement échoué. Ce qui a changé la donne, ce n'est pas une meilleure méthode d'approche, c'est de passer quasiment un an cumulé à Los Angeles, d'absorber la culture, le logiciel d'exploitation américain, jusqu'à devenir capable d'attirer ces gens plutôt que de seulement les poursuivre.
L'épisode se referme sur une note personnelle. Je clôture ce premier bloc de vlog, demain je passe au montage, et je reviens vers vous avec des réflexions plus structurées sur le fait d'agir sans réfléchir et comment juger son travail quand on est noyé dans un océan d'actions sans résultat.
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