• USA 250 : l'Amérique en tension
    Jun 28 2026

    En marge de la Coupe du Monde de football, les États-Unis de Donald Trump préparent d’immenses célébrations en l’honneur des 250 ans du pays, 250 ans de la déclaration de leur indépendance signée le 4 juillet 1776 à Philadelphie. Les 13 colonies d’Amérique du Nord marquaient ainsi une rupture d’avec la Couronne Britannique, aidées dans cette démarche par la monarchie française de Louis XVI.

    Depuis le début de l’année et jusqu’à l’automne 2026, les Américains célèbrent leur histoire et son exceptionnalisme : pour la première fois, un pays était créé de toutes pièces selon des principes démocratiques. L’évènement inspire beaucoup Donald Trump qui veut faire de cette commémoration un moment qui « ravivera le patriotisme, la fierté et l’esprit pionnier de l’Amérique », à quelques mois des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, le premier scrutin national depuis son installation à la Maison Blanche en janvier 2025. On l’aura compris, l’évènement est très politique. Donald Trump et ses fidèles ont ainsi entrepris d’expurger le récit national de ses aspects moins héroïques, de l’extermination des populations indigènes à l’esclavage, qui a perduré officiellement jusqu’en 1863. Il n’empêche, les États-Unis célèbrent cette année une révolution audacieuse contre l’Empire britannique ainsi que le début d’une épopée sans précédent : en seulement deux siècles et demi, une poignée de colonies sont devenues la première puissance mondiale, économique, militaire et culturelle.

    Invités :

    • Emilie Mitran, docteure en études anglophones et histoire moderne. Spécialiste des révolutions française et américaine. Des Américains en France, Nouveau Monde Éditions.
    • Romuald Sciora, essayiste, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’Iris, auteur de America 250, une histoire graphique des États-Unis.
    • Richard Werly, éditorialiste International au quotidien suisse Blick «Cette Amérique qui nous déteste, Éd. Nevicata.
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  • Territoires empêchés: quand la recherche se heurte aux frontières
    Jun 27 2026

    Il y a encore quelques années, la recherche de terrain reposait sur un principe simple : aller voir, enquêter, observer, comparer. Aujourd’hui dans un nombre croissant d’États, ce geste élémentaire devient impossible. Certains territoires sont fermés pour des raisons de sécurité, d’autres parce que le pouvoir veut contrôler le savoir, limiter les enquêtes, ou empêcher que certaines réalités soient documentées.

    Dans ces contextes, le terrain n’est plus seulement difficile : il devient interdit. Alors comment continuer à produire de la connaissance quand l’accès direct disparait ? Quelles méthodes de contournement, quelles précautions éthiques, quelles sources alternatives permettent encore de travailler ? Et que nous apprend cette nouvelle géographie de l’interdit sur l’état du monde et sur la liberté de recherche elle-même ? Pour cette dernière émission d’une série proposée en partenariat avec l’INALCO, l’Institut national des langues et civilisations orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale.

    Invités :

    • Delphine Alles, professeure des universités en sciences politique, vice-présidente de l’INALCO et directrice scientifique du programme DÉCRIPT. La part des dieux : religion et relations internationales, CNRS éditions et dans une co-écriture avec Bertrand Badie et Stéphane Paquin : Les mots du nouveau monde, CNRS éditions
    • Kevin Limonier, professeur à l’Institut français de Géopolitique et directeur adjoint du Centre GEODE, spécialisé dans l’étude des enjeux stratégiques et géopolitiques de la révolution numérique.
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    48 mins
  • Après le G7, la Russie sous pression?
    Jun 21 2026

    Le conflit en Ukraine reste enlisé. Mais Volodymyr Zelensky a reçu à Evian, à l’occasion du sommet du G7, un soutien renouvelé de ses alliés européens et de Donald Trump qui a promis de faire tout ce qu’il peut pour mettre fin à la guerre, estimant que la Russie devait conclure un accord. Surfant sur l’action diplomatique entreprise avec l’Iran, Donald Trump se voit en faiseur de paix.

    La distance qui sépare les positions de Vladimir Poutine et de Volodymyr Zelensky et ses alliés européens rend toutefois la perspective encore lointaine. L’évolution au Moyen-Orient peut-elle servir de modèle pour relancer les négociations entre l’Ukraine et la Russie. Ou bien les dynamiques sont-elles trop différentes ? Trump montre-t-il la voie à la Russie ? Envoie-t-il un message à Moscou ?

    Invité : Dimitri Minic, historien des relations internationales et de la Russie. Responsable scientifique de l’Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale au Centre Russie-Eurasie de l’Ifri. Auteur de Pensée et culture stratégiques russes : du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine (Maison des sciences de l’homme, avril 2023), livre tiré de sa thèse pour lequel il a reçu le Prix Albert Thibaudet 2023. Bientôt publié en poche chez Perrin, collection Tempus, et en anglais chez Bloomsbury Academic.

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    48 mins
  • Moyen-Orient : l'impossible prédilection
    Jun 20 2026

    Depuis le 28 février 2026, le Moyen-Orient est secoué par une guerre ouverte entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Après 108 jours de conflit, la tension reste palpable. Israël, qui a participé aux frappes initiales contre l’Iran, maintient ses troupes au Liban, et le sort de 400 kilos d’uranium enrichi iranien reste en suspens. Les divergences entre Donald Trump et Benyamin Netanyahu, ainsi que les revendications de victoire de chaque camp, rappellent la fragilité d’un éventuel équilibre.

    Invité : Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique et conseiller géopolitique à l’Institut Montaigne. Spécialiste des questions de défense, de prolifération nucléaire et de relations internationales. Géopolitique de comptoir. Comment répondre aux idées reçues, fantasmes et clichés sur le monde, aux éditions Eyrolles.

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    48 mins
  • Le G7 sert-il encore à quelque chose?
    Jun 14 2026

    Les chefs d’État du G7 se réuniront du 15 au 17 juin à Evian, en Haute-Savoie. Créé en 1975, ce club des pays riches qui compte aussi l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, a vu son poids décliner. Il ne représente plus que 30% du PIB mondial contre 68% en 1992. Malgré ce déclin, aucun des pays émergents comme le Brésil, l’Inde ou l’Afrique du Sud ou anciennement émergents, cas de la Chine, n’y a été admis.

    Ces derniers ont donc créé des Forums concurrents : Coopération économique Asie Pacifique qui regroupe une vingtaine d’États ou les BRICS composés des principales économies émergentes. Inde, Kenya, Brésil, Corée du Sud et quelques autres ont été invités comme observateurs. Il faut dire qu’il va beaucoup être question d’économie durant ces deux jours. Donald Trump va concentrer toutes les interrogations sur le registre du « que fait-on maintenant avec Ormuz » ? L’idée du sommet est de plancher sur les grands déséquilibres mondiaux. Les déficits commerciaux avec la Chine ne cessent de s’envoler, le déficit courant américain continue de se creuser. Et entre les deux, l’Europe qui n’investit pas suffisamment. Maintenir l’unité du G7 est un combat de tous les jours. La survie de ce club est-elle menacée ?

    Invités :

    • Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po. Auteur d’une trentaine d’ouvrages Par delà la puissance et la guerre. La mystérieuse énergie sociale, Odile Jacob, est le dernier.
    • Pierre Grosser, spécialiste des Relations internationales au Centre d’Histoire de Sciences Po. Auteur de plusieurs ouvrages, Pierre Grosser a aussi dirigé une Histoire mondiale des relations internationales parue aux éditions Bouquins.
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  • La stratégie comme art de l'anticipation
    Jun 13 2026

    Le général Vincent Desportes est notre invité, figure majeure de la pensée stratégique française, auteur de l’ouvrage Stratégie. Les essentiels. La pensée et l’action, aux éditions Odile Jacob— un livre qui, à l’heure où les équilibres mondiaux vacillent, nous rappelle que la stratégie n’est pas seulement l’art de la guerre, mais aussi celui de la paix, de la dissuasion, et de la vision à long terme.

    Vincent Desportes, professeur à Sciences Po et HEC. Docteur en histoire et expert en géopolitique. Ancien directeur de l’école de guerre, spécialiste des Affaires militaires.

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  • La guerre des systèmes ou l'ère de l'interdépendance fragile
    Jun 7 2026

    Dans notre monde, tout est désormais lié. Un peu comme un échiquier où chaque pièce, au lieu d’être indépendante, serait liée à des dizaines d’autres par des fils invisibles.

    Déplacer un pion en Ukraine ferait trembler les marchés en Asie, perturberait les chaînes d’approvisionnement en Europe, et déclencherait des cyberattaques en Amérique. La sécurité ne peut désormais plus être pensée en silos. La guerre des systèmes nous force à repenser notre rapport au risque, à l’interdépendance et à l’innovation. Les conflits ne s’inscrivent plus dans des frontières claires, mais dans des réseaux complexes où tout est interconnecté : l’énergie, l’économie, la technologie et même le climat. Ainsi la guerre en Ukraine n’est pas seulement un conflit militaire. Elle est aussi une guerre énergétique, une guerre économique, une guerre informationnelle et une guerre écologique avec l’impact des bombes sur les sols et le risque nucléaire. Sommes-nous condamnés à une propagation des crises, voire à une polycrise ? Sommes-nous préparés ou, au contraire, totalement dépassés pour avoir trop tardé à accepter de voir nos fragilités ?

    Invités :

    • Julia Tasse, directrice de recherche à l’Iris, directrice du dernier numéro de la Revue Internationale et Stratégique, intitulée « Guerre des systèmes. Un abécédaire de la résilience »
    • Yann Briand, capitaine de vaisseau et sous-directeur Affaires Internationales, à la Direction des Affaires Internationales, Stratégiques et Technologiques au Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDN)
    • Emmanuel Hache, adjoint scientifique à la Direction Économie et Veille à IFP Énergies nouvelles, directeur de recherche à l’IRIS, chercheur associé à Economix-CNRS Université Paris Nanterre.

    Émission en partenariat avec la Revue Internationale et Stratégique.

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  • Le TNP à l’épreuve de la fragmentation mondiale
    Jun 6 2026

    La 11è Conférence d’examen du Traité sur la Non-Prolifération s’est achevée, il y a quelques jours, à New York sans accord final, pour la troisième fois consécutive, après 2015 et 2022.

    Ce traité vieux de 50 ans n’a pourtant jamais été aussi crucial : guerre d’Ukraine, tensions avec l’Iran, course aux armements en Asie, et même les menaces de retrait de certains États -comme l’Iran qui s’interroge publiquement sur son adhésion- remettent en cause l’équilibre nucléaire mondial. À New York, les discussions sur le traité de non prolifération ont non seulement pas abouti, mais elles se sont aussi déroulées dans un contexte accusatoire et conflictuel. Tout se dérègle et la menace nucléaire est revenue à la Une de l’actualité mondiale. La Russie ne cesse d’agiter le chiffon rouge du nucléaire, notamment lorsqu’elle est en difficulté sur le front. L’Iran a franchi toutes les lignes rouges et la Corée du Nord fait d’incroyables progrès balistiques et nucléaires s’appuyant sur son nouvel allié russe. Le désarmement est en péril. La menace nucléaire grandit aussi vite que le désir de protection nucléaire augmente. Jamais autant de pays ne s’étaient intéressés à cette arme de dissuasion massive. Le TNP est-il encore un rempart ou s’est-il transformé en château de cartes, prêt à s’effondrer ?

    Invités :

    • Emmanuelle Galichet, enseignante chercheur en Sciences et Technologies Nucléaires au CNAM
    • Jean-Marie Collin, directeur pour la France de la Campagne Internationale pour abolir les Armes Nucléaires, ICAN France. Campagne ICAN qui a reçu le Prix nobel de la paix en 2017.
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    48 mins