• "In Waves" : un film d'animation bouleversant sur l’amour, le deuil et les vagues comme métaphore du chagrin
    Jul 1 2026
    Il y a des œuvres qui restent longtemps en mémoire. In Waves, publié en 2019 par AJ Dungo, fait partie de celles-là. Roman graphique bouleversant devenu film d’animation, il arrive aujourd’hui dans les salles obscures après avoir marqué le Festival de Cannes, où il a ouvert la Semaine de la critique cette année. Une première pour un film d’animation.

    L’histoire commence comme un songe d’été, sous le soleil de Los Angeles. Il y a les planches de skate, les corps jeunes qui filent vers l’océan, la lumière, les vagues, l’insouciance. On y rencontre AJ, un lycéen discret, passionné de dessin et de skate, et Kristen, adolescente lumineuse, amoureuse du surf et de la vie. Tous deux tombent amoureux. Mais très vite, la maladie s’invite dans leur histoire : Kristen est atteinte d’un cancer.

    In Waves n’est pourtant pas seulement une romance tragique. C’est un récit sur la résilience, sur ce que signifie vivre avec la perte, ou apprendre à vivre sans. Les personnages y font le deuil de plusieurs choses : de la santé, de l’avenir qu’ils imaginaient alors même que la vie ne faisait que commencer.

    La grande force d’AJ Dungo est d’utiliser la vague comme métaphore du chagrin. La douleur va et vient, se forme, se canalise, éclate, change de forme, s’apaise, puis revient encore. Comme la mer, le chagrin n’est jamais figé. Il se retire, ressurgit, se calme à nouveau.

    À l’écran, cette émotion prend une forme magnifique. La musique, les couleurs chatoyantes et le mélange d’animation 2D et 3D donnent parfois l’impression que la peinture s’anime. Même lorsque le récit devient tragique, le film reste vibrant, solaire, débordant de vie.

    In Waves de Phuong-Mai Nguyen est à découvrir dès maintenant au cinéma. Et pour prolonger l’émotion, le roman graphique est aussi disponible en librairie, aux éditions Casterman.
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    3 mins
  • Les Caprices de l'Enfant-Roi, Anna et les enfants, Minions : les films à voir au cinéma
    Jun 25 2026
    Dernier rendez-vous ciné de la saison avec Anthony Keppenne sur Nostalgie.

    Au programme cette semaine : "Les Caprices de l'Enfant-Roi", une comédie historique réjouissante avec Artus en Cyrano de Bergerac et Franck Dubosc en D'Artagnan, signée Michel Leclerc.

    "Anna et les enfants", avec Camille Chamoux dans le rôle d'une femme phobique des gosses qui retombe sur son ex père de deux enfants, aux côtés d'Alban Lenoir, Olivia Côte et Fred Testot.

    Et enfin "Minions", le film parfait pour les enfants, qui replonge les célèbres petites créatures jaunes dans le cinéma de monstres des années 1920.
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    4 mins
  • Toy Story : les anecdotes les plus folles de la saga culte
    Jun 17 2026
    Cette semaine, la grosse sortie ciné, c’est Toy Story 5 !

    Et mine de rien, c’est un petit événement. Parce que le premier Toy Story est sorti en... 1995. C’est-à-dire, il y a 30 ans ! Pour vous donner une idée, à l’époque, Google n’existait pas encore, l’euro non plus,

    Autant dire que Toy Story a traversé les générations. Les enfants qui ont découvert Woody et Buzz dans les années 90 emmènent aujourd’hui leurs propres enfants au cinéma.

    Le précédent film était sorti il y a déjà 7 ans et on pensait franchement que l’histoire était terminée. Woody disait au revoir à ses amis pour partir vivre de nouvelles aventures. Mais chez Pixar, on a décidé qu’il restait encore quelques histoires à raconter. Et cette fois, nos jouets préférés vont devoir affronter un adversaire particulièrement redoutable : les écrans ! Un jour, la petite Bonnie reçoit une tablette et commence à délaisser ses jouets…

    On retrouve évidemment tout ce qui a fait le succès de la saga : de l’humour, de l’aventure, beaucoup d’émotion et, si on en croit les premières critiques, c’est un très bon cru, un peu plus touchant que les autres. Toy Story 5 est à découvrir dès aujourd’hui au cinéma.

    Et puisqu’on parle de cette saga qui fête quasiment ses 30 ans, je vous propose un quiz sur quelques anecdotes

    Alors d’abord combien de temps a-t-il fallu pour fabriquer le premier Toy Story ?

    A. 6 mois

    B. 1 an

    C. 4 ans



    4 ans. En 1995, les ordinateurs étaient loin d’être aussi rapides qu’aujourd’hui. Certaines images demandaient plusieurs heures de calcul pour être générées. Un travail colossal pour ce qui allait devenir le tout premier long-métrage entièrement réalisé en images de synthèse.



    Autre chose, parmi tous les jouets que l’on retrouve dans Toy Story, lequel est le plus ancien?

    A. Monsieur Patate

    B. Rex, le jouet dinosaure

    C. Zig Zag, le chien à ressort

    C’est Monsieur Patate ! Il a 70 ans. Lors de son lancement dans les années 50, les enfants achetaient uniquement les yeux, le nez, la bouche et les accessoires... qu’ils plantaient eux-mêmes dans une vraie patate. La version plastique est arrivée quelques années plus tard.

    Et puis enfin, quel géant de la technologie a gagné une fortune grâce à Toy Story ?

    A. Bill Gates

    B. Steve Jobs

    C. Jeff Bezos

    Steve Jobs. Beaucoup de gens ignorent que Steve Jobs possédait Pixar. Quand Toy Story devient un énorme succès, la valeur de Pixar explose et Steve Jobs devient milliardaire. En réalité, une partie de sa fortune vient davantage de Toy Story que d'Apple.

    Voilà donc pour les petites anecdotes que vous aurez en tête en allant voir Toy Story 5 au cinéma !
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    4 mins
  • Disclosure Day: Steven Spielberg revient à la SF et aux aliens !
    Jun 10 2026
    Au ciné cette semaine, le retour de l’un des plus grands réalisateurs !

    Steven Spielberg nous propose en effet un tout nouveau film : Disclosure Day. Un titre énigmatique que l’on pourrait traduire par « Jour de la révélation », « Jour de la divulgation » ou encore « Journée de la transparence ». Parce que oui… les gens ont le droit de savoir. Ils ont droit à la vérité !

    Dans son nouveau film, Steven Spielberg revient à ses premiers amours : les extraterrestres. Après Rencontres du troisième type, E.T. et La Guerre des mondes, voici Disclosure Day, avec au casting Emily Blunt, Colin Firth et Josh O’Connor.

    C’est ce dernier qui incarne une sorte de lanceur d’alerte. Il détient des informations top secrètes sur l’existence d’une vie extraterrestre… Des informations qu’il compte bien révéler au monde entier.

    Disclosure Day est un film de près de 2h30 qui mêle beaucoup de choses : une réflexion évidente sur les extraterrestres, mais surtout sur les conséquences qu’une telle révélation pourrait avoir sur le monde, sur les individus, sur leurs croyances et leur foi.

    Cette information provoquerait-elle le chaos ? Le film explore très bien cette question.

    Alors, clairement, on est dans un film de science-fiction, parfois un peu tiré par les cheveux, mais particulièrement efficace. On y retrouve également de nombreuses scènes d’action qui tiennent le spectateur en haleine. Elles sont remarquablement filmées et nous conduisent progressivement vers un dénouement final saisissant.

    Pour tout vous dire, durant la dernière demi-heure, je suis resté bouche bée. Captivé par le film, par les personnages, mais aussi par la musique, signée par un autre maître du cinéma : John Williams. À 94 ans, le compositeur est même sorti de sa retraite pour retrouver Spielberg !

    Steven Spielberg a toujours aimé les extraterrestres ?

    C’est assez amusant d’observer l’évolution de la pensée de Steven Spielberg à travers ses films. Il le dit lui-même : lorsqu’il était plus jeune, il avait « envie d’y croire ». Il trouvait cette idée fascinante.

    Aujourd’hui, il y croit dur comme fer. Pour lui, oui, il existe d’autres civilisations dans l’univers. Il en est convaincu, et c’est aussi pour cette raison qu’il a réalisé ce film.

    Je laisse le mot de la fin à Steven Spielberg.

    « Le jour où tout sera vraiment révélé, nous devrons accepter que nous n’avons jamais été seuls. »

    Ça s’appelle donc Disclosure Day, et ça sort aujourd’hui dans nos salles !
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    3 mins
  • Agnès Jaoui se confie au micro de Nostalgie sur son film "L'objet du délit"
    Jun 4 2026
    Au cinéma cette semaine : L'Objet du délit !

    Le dernier film d’Agnès Jaoui. La réalisatrice nous emmène cette fois dans les coulisses d’une production de l’opéra Les Noces de Figaro. Mais tout bascule lorsqu’un des acteurs est accusé d’agression sexuelle.

    L’Objet du délit aborde donc la question de #MeToo. Agnès Jaoui nous propose une galerie de personnages et de points de vue différents. Il y a celui qui n’est pas directement concerné mais qui s’interroge, qui appartient aussi à une autre génération : un rôle interprété par Daniel Auteuil. Il y a ceux qui n’osent pas prendre position, ceux qui préfèrent détourner le regard. Et puis ceux, ou celles, qui se montrent plus engagés, plus féministes, parfois même un peu radicaux. C’est notamment le personnage incarné par Eye Haïdara.

    Agnès Jaoui dresse ainsi un portrait nuancé de notre société. Elle a observé ce qui l’entoure, tenté de comprendre ces différents points de vue. C’est ce qu’elle m’a confié pour Nostalgie.

    Agnès Jaoui joue également dans son propre film. Et elle ne choisit pas la facilité puisque son personnage se situe justement entre deux positions. Elle incarne une cantatrice un peu diva, forte de son expérience de la vie, qui ne comprend pas toujours les réactions parfois très vives des femmes plus jeunes qui l’entourent.

    Alors, s’agit-il d’un rôle de composition, Agnès Jaoui ?

    L’Objet du délit, c’est le titre de ce film intelligent dans lequel de nombreux sujets et de nombreux angles sont abordés — peut-être même un peu trop parfois. Mais il a le mérite de faire réfléchir et de susciter le débat. Et c’est particulièrement intéressant.

    À voir aussi cette semaine : De Gaulle, l’âge de fer

    Il s’agit du premier volet d’un diptyque consacré au général le plus célèbre de France. Ce premier film débute en juin 1940, alors que la France s’effondre et signe l’armistice. Un homme refuse pourtant de céder : ce « petit général » qui choisit l’exil à Londres pour tenter de sauver son pays coûte que coûte.

    Pour incarner Charles de Gaulle, Simon Abkarian, plus habitué aux seconds rôles, relève le défi avec conviction. On retrouve également au casting Benoît Magimel, Niels Schneider et Mathieu Kassovitz.

    Côté réalisation, le résultat est réussi. Certaines scènes de bataille sont particulièrement impressionnantes et très bien filmées. D’autres séquences se révèlent en revanche un peu plus longues et moins captivantes. Il faut dire que le film dépasse tout de même les deux heures trente.
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    5 mins
  • Eye Haïdara, espionne dans le film « Mata »
    May 27 2026
    Au ciné cette semaine : « Mata »

    Film d’espionnage avec Eye Haïdara. Elle était la maîtresse de cérémonie à Festival de Cannes cette année. Elle incarne ici Mata, une agente de la DGSE, le service secret français. Elle est en mission au Niger avec son binôme. Mais ça dérape : elle est blessée, plusieurs personnes sont tuées et, surtout, elle n’a plus de nouvelles de son partenaire. De retour en France, elle est mise un peu à l’écart du terrain, forcée de former une jeune recrue.

    L’agente de la DGSE va vite se rendre compte que quelque chose cloche. Elle va alors enquêter aux côtés de cette jeune recrue, jouée par Joséphine Japy. Filatures, mouchards, traque… Le film explore bien le métier d’agent de l’ombre, avec tous ses secrets.

    Au casting, on retrouve aussi Mélanie Laurent ou encore Hakim Jemili. « Mata » est un bon film d’espionnage, avec quelques rebondissements que je n’avais pas vus venir. C’est bien joué, ce qui en fait un chouette divertissement prenant… parfois un peu inégal en termes de rythme, mais intéressant, avec peut-être aussi un message politique en toile de fond. Ça s’appelle donc « Mata ».

    Tout à l’heure, à 18h30, je vous parlerai aussi de « In the Grey », le nouveau film du réalisateur Guy Ritchie. Et puis, parmi les sorties de la semaine, Quentin Tarantino est de retour avec la ressortie d’un film culte : Kill Bill.
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    2 mins
  • "Histoires Parallèles" avec un casting 5 étoiles ainsi que l'"Abandon", ce film sur la mort de Samuel Paty
    May 21 2026
    À voir aussi : Histoires parallèles, présenté vendredi dernier au Festival de Cannes, avec un casting de rêve : Vincent Cassel, Isabelle Huppert, Virginie Efira et Pierre Niney.

    L’histoire, c’est celle d’une écrivaine qui n’a qu’une obsession : observer les voisins qui travaillent dans l’immeuble d’en face, imaginer leur vie, leurs relations, et coucher tout ça sur papier. Mais quand son homme à tout faire sauve le roman qu’elle décide de jeter, puis se réapproprie cette histoire… tout bascule.

    Histoires parallèles nous emmène constamment entre réalité et fiction, avec une question présente tout au long du film : à quel point la fiction peut-elle influencer la réalité ?

    Le film est construit comme une gigantesque toile. On n’est jamais vraiment perdu, notamment grâce à un casting exceptionnel. Et heureusement qu’ils sont là, parce qu’il faut s’accrocher au début, très lent. Le réalisateur Asghar Farhadi, lauréat de deux Oscars, prend le temps d’installer l’histoire et ses différents personnages.

    Le moment de bascule est intéressant, avec un petit coup de cœur pour Virginie Efira. Mais j’ai trouvé la fin un peu bâclée, avec ce sentiment de “tout ça pour ça”.

    Tu as vu aussi L’Abandon.

    Un film qui revient sur une affaire tristement célèbre : l’assassinat de Samuel Paty, ce professeur d’histoire-géo tué à la sortie de son collège en 2020, après avoir montré des caricatures de Mahomet publiées dans Charlie Hebdo. Le film démarre à ce moment-là.

    Ce film ressemble presque à un documentaire. Tout est fidèlement transposé à l’écran, de façon chronologique : les onze derniers jours du professeur.

    Les mots et les dialogues ont été choisis avec soin, avec l’aide notamment des avocats et de la sœur de Samuel Paty. Cela donne un effet documentaire, voire parfois un peu scolaire. Mais le film montre assez bien la succession d’erreurs, de mensonges et de procédures qui ont mené au drame.

    L’interprétation d’Antoine Reinartz est brillante, aux côtés d’Emmanuelle Bercot. Ce qui m’a un peu gêné, en revanche, c’est le timing : sortir un film moins de six ans après les faits…

    Dans tous les cas, ce film sera très utile dans les écoles.

    À voir aussi : Star Wars: The Mandalorian and Grogu, avec le fameux bébé Yoda.
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    5 mins
  • C'est parti pour la 79e édition du Festival de Cannes: Gilles Lellouche se remémore sa montée en 2018
    May 13 2026
    C’est parti pour le Festival de Cannes !

    C’était hier : la cérémonie d’ouverture de cette 79e édition, avec Eye Haïdara comme maîtresse de cérémonie. L’actrice a rendu hommage à un cinéma porteur de messages, aux cinéastes qui osent… Hommage aussi à Nathalie Baye.

    Le réalisateur Peter Jackson a reçu une Palme d’or d’honneur. Le papa du « Seigneur des Anneaux » et du documentaire sur les Beatles a été longuement applaudi.

    Un film hors compétition a été projeté en ouverture du Festival de Cannes. Ça s’appelle « La Vénus électrique », une comédie qui se déroule dans le Paris des années 20, avec Anaïs Demoustier, Pio Marmaï ou encore Gilles Lellouche.

    L’acteur aime toujours autant venir à Cannes et il s’est remémoré pour nous la fois où il avait présenté son premier film en tant que réalisateur. C’était en 2018, pour « Le Grand Bain ».

    Et hier donc, c’est « La Vénus électrique » qui a été présenté. Je vous rappelle : hors compétition. Le film sort aussi chez nous aujourd’hui.

    Et dans les films en compétition à Cannes, tu as sélectionné quoi ?

    « Histoires parallèles », avec Isabelle Huppert, Pierre Niney et Virginie Efira. Le film sera présenté demain à Cannes et sortira au cinéma vendredi.

    À suivre également : « Moulin », un film qui retrace l’histoire du résistant Jean Moulin, incarné par… Gilles Lellouche justement.

    Toujours au rayon historique : le premier volet de « La Bataille de Gaulle », consacré au général de Gaulle. Deux volets sont prévus à quelques semaines d’intervalle.

    Côté belge, le réalisateur Lukas Dhont présentera son nouveau film : « Coward ».

    On prend aussi des nouvelles d’une série culte…

    « Dix pour cent », évidemment ! La série va avoir droit à une suite… en film !

    Cinq ans après la fermeture de l’agence ASK, Andréa n’est plus agente. Non, elle veut devenir réalisatrice. Sauf qu’évidemment, les problèmes s’accumulent. Surtout quand son acteur principal claque la porte.

    Le tournage du film s’est déroulé en octobre dernier. Au casting : les mêmes que dans la série. Camille Cottin, Laure Calamy, Thibault de Montalembert, Grégory Montel et Nicolas Maury reprennent leurs rôles respectifs.

    On aura aussi des guests, évidemment ! On parle de Laetitia Casta, Laurent Lafitte et… George Clooney !

    Pas encore de date officielle, mais les premières images sont à voir sur Nostalgie.be.
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