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Question de croire

Question de croire

Yazan: Stéphane Vermette et Joan Charras-Sancho
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Pour une vision différente de la foi, la spiritualité et la religion au 21e siècle. D'une manière progressiste et ouverte, Joan et Stéphane n'offrent pas des réponses, mais des pistes de réflexion sur des enjeux contemporains.

Ce podcast réuni deux pasteurs: Joan Charras-Sancho (Église évangélique réformée du canton de Vaud) et Stéphane Vermette (Église Unie du Canada). Ensemble, ils explorent la foi et la spiritualité, une question à la fois. Ce projet s'inscrit également dans l'écosystème de Mon Credo.org.

  • Joan Charras-Sancho est docteure en théologie protestante et pasteure, engagée au service du Christ et de son Église.
  • Stéphane Vermette est le coordinateur des communications et du développement en français de l'Église Unie du Canada et exerce un ministère numérique sur les médias sociaux et sur internet.

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Christianity Spirituality
  • Est-ce que la consécration change une vie?
    14 Oct 2026
    Est-ce que la consécration change une vie? La consécration est-elle un véritable tournant ou la reconnaissance d’un chemin déjà parcouru? Entre rituels, symboles et reconnaissance ecclésiale, cet engagement marque-t-il une transformation profonde ou confirme-t-il simplement un appel déjà vécu et porté au quotidien? Au-delà des titres et des cérémonies, Joan et Stéphane explorent dans cet épisode la signification de la consécration et son impact dans leur vie en partageant des anecdotes personnelles et des réflexions sur l'engagement et leur parcours spirituel. [Stéphane] Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, est-ce que la consécration change une vie? [Joan] Bonjour Stéphane. [Stéphane] Bonjour, Joan, et bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent. Je crois que ce sujet te touche particulièrement. [Joan] Ah oui, on va y revenir. Il m'est arrivé 2 ou 3 trucs il y a 2 semaines à la cathédrale de Lausanne, on va y revenir. Être consacré plusieurs fois [Joan] Mais entre-temps, j'ai réfléchi à une anecdote que m'a racontée un collègue de l'Église réformée vaudoise, un collègue que j'aime beaucoup, que je salue là, qui se reconnaîtra. Il est vraiment super marrant et avec lui, de temps en autre, je tiens la roulotte devant la gare d'Yverdon et je trouve que c'est un ministère magnifique. Alors, ce collègue m'a raconté qu'il y a quelques années, alors qu'il était encore pasteur évangélique, je précise, il avait déjà eu, je ne sais pas quoi, une prière, une consécration, une bénédiction, un truc évangélique. Il est parti en mission au Caire, auprès là-bas des communautés protestantes. Et puis là-bas, il y a un synode arabe, quelque chose de ce goût-là. Et tout le monde ne parlait pas anglais, lui-même ne parlait pas vraiment arabe. Un jour de fête, dans une communauté multiculturelle, multilangue, multipleine de choses, lui, on lui avait annoncé que c'était un culte d'accueil. Et puis l'évêque du synode arabe… Dieu seul sait ce qu'on lui avait dit… mais en tout cas, d'une façon vraiment très spontanée et pleine d'amour, il lui a mis les deux mains sur la tête comme ça et l'a consacrée. Donc le collègue m'a dit, bon, vu l'ambiance, le français, l'anglais, l'arabe, tout ça, l'évêque qui s'était déplacé de je-ne-sais-où au Liban ou je ne sais pas où, il n'a pas fait d'histoire et il a accepté d'être reconsacré. Et puis, quelques années plus tard, il a senti un vrai appel pour devenir ministre dans l'Église réformée vaudoise et donc il a fait son parcours pour être diacre. Et là, on lui a annoncé qu'il allait être consacré comme diacre. Du coup, il a dit bon ben allez hop, on y va, au point où j'en suis. Et donc, finalement, autant être consacré trois fois au lieu d'une. Ça a l'air de rendre toutes ces institutions tellement heureuses. Et puis finalement, quand on a un peu souple d'esprit, quand on a eu des ministères de droite et de gauche, on prend ce qui vient. Qu'est-ce que tu en dis? L’inconfort de devenir un pasteur [Stéphane] Moi, tout ce que j'ai entendu, c'est l'imposition des mains. C'est quelque chose, je dois avouer, je m'ouvre, je déteste qu'on me touche la tête. Il n'y a aucune raison, c'est comme ça. Lorsque l’on consacre ou on ordonne, ici à l'Église Unie on parle plus d'ordination, mais on va utiliser consécration aujourd'hui pour que tout le monde s'y retrouve. Lorsqu'il y a consécration, il y a l'imposition des mains, et j'avais invité quelques amis à participer à ce moment-là, et mes amis le savaient très bien que j'avais un blocage de ce côté-là. Et pendant les heures précédentes, ils disaient toujours, « On va te toucher la tête, Stéphane! On va te toucher la tête! » Et j'ai fait, « Ok, ok, ça va bien aller! Ça va bien aller, ça va bien aller! » Ce n'était pas devenir pasteur en tant que tel, mais c'est quelques secondes d'inconfort qui peut-être était un symbole du ministère. Parfois, il faut faire quelques petits trucs d'inconfort pour réussir à faire quelque chose. * Photo de la collection personnelle de Stéphane Vermette. Utilisée avec permission. Les différentes traditions des Églises protestantes [Joan] Mais tu sais, je te rejoins vachement sur la notion d'inconfort, parce que dans cette belle consécration qui est un beau symbole de l'Église réformée vaudoise à la cathédrale de Lausanne, il y a eu plein de petits moments pour lesquels on nous avait préparés, mais qui ne sont pas ceux de ma culture ecclésiale, plutôt luthéro-réformée. [Stéphane] Si je peux me permettre, Joan, tu as été consacrée il y a quelques semaines. Ce n'est pas tous nos auditeurs et auditrices qui le savent. [Joan] C'est vrai, c'était il y a deux semaines, vous pouvez aller voir le replay. La très ...
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    30 Sep 2026
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  • Qu'est-ce que la vraie amitié?
    22 Jul 2026
    Qu’est-ce que la vraie amitié? La vraie amitié ne se limite ni au nombre ni à l’intensité apparente des liens : elle repose sur le respect, la confiance et la liberté. Elle peut être durable ou passagère, proche ou à distance, mais demeure authentique lorsqu’elle accueille l’autre tel qu’il est, sans pression ni intérêt, et se construit dans la réciprocité et la sincérité. Dans cet épisode, Joan et Stéphane explorent la nature de l’amitié, ses différentes formes, ses enjeux dans la société moderne, et réfléchissent à ses implications dans la foi chrétienne. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s’intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, c’est quoi la vraie amitié? [Joan] Bonjour Stéphane. [Stéphane] Bonjour Joan. Bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent. [Joan] Je me demande d’où vient ce sujet, c’est quelque chose qui t’est venu de ton côté, c’est ça? [Stéphane] Oui, c’est quelque chose dont on parle beaucoup, mais je ne sais pas si on s’interroge vraiment sur ce sujet dans nos milieux d’Église. Quand une simple entraide devient une amitié indéfectible [Joan] C’est vrai. Et en plus, on a tendance à beaucoup utiliser le terme « amitié ». Je vais donner plein d’exemples après, parce que grâce à ce sujet que tu as proposé, ça m’a amené à me rappeler de plein d’anecdotes. Mais la première, elle est très drôle. Quand je travaillais pour une association missionnaire, la Centrale de littérature chrétienne francophone, dont l’objet est de récolter des livres en très bon état et ensuite de trouver des financements et des moyens de les envoyer en Afrique, puis d’animer des réseaux de bibliothécaires en Afrique francophone au travers de quatre équipes, eh bien j’avais souvent des échanges épistolaires, des courriels avec des personnes que je ne connaissais pas. La plupart du temps des pasteurs étaient en charge d’une école biblique au fin fond de je ne sais quelle brousse. Un jour, j’ai un échange avec l’un d’entre eux, et il se trouve que j’arrive à lui dénouer un petit nœud. Il avait besoin d’un certain nombre de livres pour ses étudiants, d’un certain nombre de bibles. Je trouve un financement, lui aussi. On se débrouille, on se bat, on prend des contacts. Et à un moment donné, je lui dis ça y est, j’ai trouvé la solution, je vais pouvoir t’envoyer tout ce dont tu as besoin. Il me répond : « Chère amie, à partir de maintenant, nous sommes liés par une amitié indéfectible! » Je n’en revenais pas. Je n’avais jamais bénéficié comme ça d’un courriel aussi tendre d’une personne que je n’avais jamais rencontrée. Mais nous étions liés dorénavant d’une amitié indéfectible. Et donc, je me suis rendue peu de temps après pour aller visiter sa bibliothèque, pour voir un peu quels effets tout notre travail avait eus sur les conditions de travail des étudiants. J’ai pu rencontrer des étudiantes en théologie. C’était une super rencontre. Et je me suis dit, tiens, lui c’est mon meilleur ami avec cette grande amitié indéfectible. Amitié réelle ou virtuelle à l’ère du numérique [Stéphane] C’est vrai que le mot « amitié » est utilisé de plusieurs façons. On n’a qu’à penser à Facebook, les amis Facebook. Est-ce vraiment nos amis? Certains, oui. D’autres, ce sont plus des connaissances ou quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a vu notre profil. Mais ça me fait aussi penser à ce qu’on entend parfois, les amitiés sur Internet, ce n’est pas de vraies amitiés. On dit que c’est virtuel, ce n’est pas réel. Mais ce qu’on devrait dire, c’est que le contraire de virtuel, c’est en chair et en os. Ça peut être des amitiés réelles. Je connais des gens qui établissent des liens grâce à la technologie aujourd’hui, qui se parlent toutes les semaines d’un côté à l’autre de la planète sans trop de problèmes. Être face à face en chair et en os, oui, ça a ses avantages, mais je ne peux pas mettre une ligne sur « est-ce qu’on prend un café ensemble au même endroit toutes les semaines » ou « on se parle en visioconférence toutes les semaines ». Est-ce que ça affecte l’amitié? Je pense qu’il faut réfléchir justement sur ces définitions-là. Apprivoiser les nuances de l’amitié [Joan] Moi, je me rends compte que quand j’étais une jeune mère, une thésarde au foyer, que j’étais un peu isolée dans mon coin de vallée, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, et que je ne fréquentais presque plus les gens de mon âge, à part un peu pour aller à la crèche où je croisais des fois d’autres mères ou à l’école maternelle. Mais là, il y a les enfants, tu ne peux pas vraiment discuter, à moins de te limiter à des discussions justement maternelles qui ne m’intéressent...
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