Faut-il s'inspirer de l'Islande ? C’est l’idée d’un mouvement féministe mondial, “World With Women”, qui invite chaque femme à cesser toute activité (professionnelle, familiale) et à ne rien acheter le 13 octobre 2026. L’objectif : tout arrêter pendant 24 heures, sur le modèle de la mobilisation des Islandaises en 1975, qui fût suivie par 90 % des femmes.
Ce mouvement avait conduit à des changements majeurs dans le pays. Depuis, l’Islande est considérée comme la nation la plus égalitaire du monde, selon le classement établi chaque année par le Forum économique mondial. Cinquante ans après, ce type de mouvement peut-il encore fonctionner à l’échelle planétaire ?
Aujourd'hui dans le monde 85 % des pays sont dirigés par un homme et moins de 23 % des postes ministériels sont occupés par une femme. Côté travail, les femmes représentent moins de 10 % des dirigeants des grandes entreprises mondiales. Quant au salaire, elles touchent 23 % de moins que les hommes.
Mettre fin aux inégalités entre hommes et femmes n'est pas seulement une question de justice. D'un point de vue économique, ces inégalités représentent, par exemple, une perte de richesse mondiale estimée à 160 000 milliards de dollars.
Avec :
• Elisabeth Moreno, présidente du conseil d’administration de Ring capital, fonds d’investissement spécialisé dans le financement d’entreprises à impact. Ancienne ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Égalité des chances
• Marie Eloy, membre du collectif World With Women, qui œuvre pour la mixité homme-femme, à l'initiative de la grève des femmes du 13 octobre 2026. Présidente de Femmes des Territoires, réseau d'entraide pour aider les femmes à créer leurs entreprises. Autrice de Les femmes sauveront-elles le monde ? (Éditions Eyrolles, 2025).
• Aminata Dembele, consultante en mobilisation, engagement citoyen et intelligence collective. Directrice des opérations du collectif World with Women
Un reportage d’Inès Emprin
En France, la grève est une tradition propre au monde syndical et aux mobilisations professionnelles... C'est d'ailleurs un mode d'action qui suscite aussi de l'exaspération... Alors comment est acceptée l'idée de grève quand on l'applique au combat pour les droits des femmes ? Inès Emprin est allée à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, pour demander aux femmes si elles comptaient participer... et aux hommes s'ils soutenaient le mouvement !"
En fin d’émission, la chronique Voisins connectés d’Estelle Ndjandjo, sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd’hui, elle nous parle de ces « inventeurs du village». Ces jeunes, parfois ruraux, débrouillards et passionnés de sciences, souvent des hommes qui font l’objet d’une attention médiatique particulière lorsqu’ils présentent un prototype censé révolutionner la vie de leur communauté.
Programmation musicale :
► Balance ton quoi - Angèle
► Waka - Jembaa Groove feat.The Cavemen et Fatoumata Diawara